desiroit aussi. {Ms. H^ réd. a
5. Sur Mourond, voyez ci-dessus, p. 178, note 6. — « Mme de Longueville, dit Retz (tome III, p. lao, éd. Ch.), sur le tout vouloit en des moments l'accommodement, parce que M. de la Rochefoucauld le souhaitoit, et desiroit, en d'autres, la rupture, parce
MEMOIRES. [i65i] 27?
de Longueville qu'il n'y avoit que son éloignement de Paris qui pût satisfaire Monsieur son mari ^ et rompre ^ le voyage qu'elle craignoit ; que Monsieur le Prince se pouvoit aisément lasser de la protection qu'il lui avoit donnée jusqu'alors, ayant un prétexte aussi spécieux que celui de réconcilier une femme avec son mari, et surtout s'il croyoit s'attnclier par là M. le duc de Longueville; de plus, (pron l'accusoii de fomenter elle seule' le désordre ; (pi'elle se trouveroit responsable en plusieurs façons, et envers Monsieur son frère et envers le monde*, d'allumer une guerre dans le Royaume, dont les événements seroient funestes à sa maison'* ou à l'fltat, ' et qu'elle avoit presque un égal intérêt ® à la conservation de l'un et de l'autre. Il lui représentoit encore que les excessives dépenses que Monsieur le Prince seroit obligé de soutenir ne lui laisseroient ni le pouvoir ni peut-être la volonté de subvenir à la sienne, et que, ne tirant rien de ^I. de Longueville, elle se trouveroit réduite à une insupportable nécessité ; qu'enfin, pour remédier à tant d'inconvénients, il lui conseilloit de prier Monsieur le Prince de trouver bon que Madame la Princesse, ^L le duc d'Enghien et elle, se retirassent à Mourond, pour ne l'embarrasser point dans une marche précipitée, s'il se trouvoit obligé de partir, et pour
qu'elle l'éloîgnoit de Monsieur son mari , qu'elle n'avoit jamais aimé, mais qu'elle avoit commencé à craindre depuis quelque temps. »