I1 se rendit. {Ms. H, réd. i
g. Le prince de Coudé arriva à Bordeaux le 22 septembre lôSisa femme et son fils, puis son frère et sa sœur y arrivèrent vers la fin d'octobre.
10. *De sa naissance et de sa réputation. {Ms. H, réd. i et a.)
II. La popularité de Coudé en Guyenne venait en grande partie de ce qu'en 1648 et 1649 il avait usé de son crédit, alors tout-puissant auprès de la Reine et de Mazarin, pour soutenir la province dans ses démêlés avec l'impérieux gouverneur d'Epernon .
la. "^ll trouva le Parlement dans la même disposition et il {et qui, anc. éd.) donna. [Ms. 7/, réd. i et a.)
i3. Le parlement de Bordeaux adressa auRoi une longue remontrance, qui fut expédiée, avec la demande d'union, à tous les par-
3o2 MEMOIRES. [iG5i]
Des commencements si favorables firent croire à Monsieur le Prince que rien ne le pressoit tant, ni ne lui étoit si important, que de prendre * tous les revenus du Roi à Bourdeaux, et de se servir de cet argent pour faire promptement ses levées, jugeant bien que la cour marcheroit à lui en diligence, avec ce qu'elle auroit de troupes, pour ne lui donner pas le temps de mettre les siennes sur pied. Dans cette vue, il distribua son argent à tous ceux qui étoient engagés avec lui, et les pressa tellement d'avancer leurs levées, que cette précipitation leur fournit de prétexte^ d'en faire de mauvaises.
Peu de jours après son arrivée à Bourdeaux, le comte du Dognon le vint trouver, et se déclara ouvertement pour son parti. Le duc de Richelieu et le maréchal de la Force firent la même chose , et le prince de Tarente, qui s' étoit rendu à Taillebourg, lui manda qu'il entroit aussi dans ses intérêts. M. d'Arpajou^ fut plus difficile : il tint encore*, en cette occasion, la même conduite dont il avoit déjà reçu des récompenses durant la prison des Princes ; car il demanda des conditions qu'on ne lui put accorder, et traita avec la cour quand il vit tomber les affaires de Monsieur le Prince. Cependant
lements du Royaume. De son côté, le Roi avait envoyé au parlement de Paris une lettre qui déclarait criminels de lèse-majesté les princes de Condé et de Conty, Madame la Princesse et la duchesse de Longueville, les ducs de Nemours et de la Rochefoucauld, et tous ceux qui les assisteraient, si dans un mois ils ne reconnaissaient leurs fautes et ne rentraient dans le devoir.
1. Les choses étant si avantageusement commencées, il crut n'avoir rien de si important ni de si pressé à faire que de prendre. (Ms. H, réd. 1.)
2. De prétextes. [Ms. /^, réd. i et i.) — Renouard, corrigeant cet ancien tour, a mis le prétexte pour de prétexte. Les anciennes éditions avaient remplacé fournit par servit.
3. Dans le ms H, il y a ici d'Aipajoux; plus haut (p. agG), d'Arpajou.