‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 468 sur 616 · f Laquelle étoit. {Ms. H, réd. i et · texte numérisé non relu

f Laquelle étoit. {Ms. H, réd. i et

4o8 MEMOIRES. [lôî^]

place qui al)OUtit à cette même rue. Le marquis de Navailles s'en étoit rendu maître*, et, pour la mieux garder, il avoit fait percer les maisons proches, et mis des mousquetaires partout. Monsieur le Prince avoit dessein de les déloger avec de Finfanterie, et de faire percer d'autres maisons, pour les chasser par un plus grand feu, comme c' étoit en effet le parti qu'on devoit prendre; mais le duc de Beaufort, qui ne s'étoit pas rencontré auprès de Monsieur le Prince au commencement de l'attaque, et qui sentoit quelque dépit de ce que le duc de Nemours y avoit toujours été, pressa Monsieur le Prince de faire attaquer la barricade par de l'infanterie, et, comme cette infanterie étoit déjà lassée et rebutée, au lieu d'aller aux ennemis, elle se mit en haie ^ le long des maisons sans se vouloir^ avancer. Dans ce temps*, un escadron des troupes de Flandres, posté^ dans une rue qui aboutissoit au coin de cette place*, du côté des troupes du Roi^, ne pouvant y demeurer longtemps*, de peur d'être coupé quand on auroit gagné les maisons voisines', revint dans la place. Le duc de Beaufort, croyant

1. Navailles avait opéré im mouvement tournant par la Râpée, afin fie couper, en passant par des rues intermédiaires, les troupes de Condé de la porte Saint-Antoine, et de s'emparer du carrefour des trois rues, près duquel se trouvait une halle (voyez la note 5 de la page 407)1 et qui est probablement la « grande place s dont parle ici la Rochefoucauld.

2. ** De faire attaquer cette barricade par de l'infanterie dëjà lassée et rebutée, laquelle, au lieu d'aller aux ennemis, se mit en haie. {Ms. //, réd. i.)

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