Les maisons proches de lui. {Ms. H, réd. i
MÉMOIRES. [iG52] 409
que c'étoit les ennemis, proposa aux ducs de Nemours et de la Rochefoucauld, qui arrivoient en ce lieu-là, de les charger*. Ainsi, étant suivis* de ce qu'il y avoit de gens de qualité et de volontaires, on poussa à eux, et on s'exposa inutilement' à tout le feu de la barricade et des maisons de la place * ; mais voyant en même temps quelque étonnement parmi ceux qui gardoient* la barricade, les ducs de Nemours, de Beaufort, de la Rochefoucauld et le prince de Marcillac y poussèrent, et la firent quitter aux troupes du Roi. Ils mirent ensuite pied à terre, et la gardèrent eux seuls, sans que l'infanterie, (|ui étoit commandée, voulût les soutenir. Monsieur le Prince fit ferme dans la rue, avec ce qui s'étoit rallié auprès de lui de ceux qui les avoient suivis. Cependant les ennemis, qui tenoient toutes les maisons de la rue, voyant la barricade gardée seulement par quatre hommes, l'eussent sans doute reprise, si l'escadron de Monsieur le Prince ne les eût arrêtés ®; mais n'y ayant point d'infanterie qui les empêchât de tirer par les fenêtres, ils recommencèrent à faire feu de tous côtés, et voyoient en revers depuis les pieds jusques à la tête ceux qui tenoient la barricade. Le duc de Nemours reçut treize coups sur lui ou dans ses armes, et le duc ' de la Rochefoucauld une mousquetade * qui, lui perçant* le visage