Le meurtre de l'Hôtel de Ville. {Ms. //, réd. i
5. De l'horreur, et aussi de la défiance, à cause de l'obscurité dont cette sanglante affaire était et resta enveloppée. — La misère d'ailleurs était effroyable à Paris, comme en témoigne la Requête présentée au Parlement, le 19 juin lôSa, par les marchands, bourgeois et artisans (voyez les Variétés historiques de M. Ed. Fournier, tome VIII, p. 3 23). Ce qu'on avait vu en 1649 n'était rien à côté de ce qu'on voyait en lôSa; plusieurs milliers de pauvres moururent littéralement de faim. Consultez encore, à ce sujet, le Franc bourgeois de Paris montrant les véritables causes et marques de la destruction de la ville de Paris, et les devoirs du magistrat et de tous les bons citoyens pour y remédier (^Bibliographie des Mazarinades , tome I, p. 410-412); les Mémoires du P. Bcrthod, p. 3oi-3o3; et surtout le livre de M. A. Feillet, Saint Vincent de Paul et la misère au temps de la Fronde.
6. Des Princes manque dans le ms. H (réd. i) et dans les anciennes éditions.
7. **Ses affaires étoient réduites aux plus mauvais termes (au plus mauvais terme, anc. éd.) où elles eussent été. [Ms. H, réd. i.)
422 MÉMOIRES. [i652]
ment* empi'cher la ruine et rélévalion de Monsieur le Prince, afin de perpétuer la guerre, firent marcher encore une seconde fois M. de Lorraine à Paris, avec un corps considérable^, pour arrêter l'armée du Roi^; il la tint même investie à Villeneuve-Saint-Georire, et manda à Paris qu'il la contraindroit de donner bataille, ou de mourir de faim dans son camp*. Cette espérance ** flatta Monsieur le Prince , et il crut tirer de grands avantages de T événement de cette action, bien qu'il soit vrai® que M. de Turenne ne manqua jamais de vivres, et qu'il eut toujours la liberté de se retirer à Melun, sans hasarder un combat ; et il s'y retira enfin sans rencontrer d'obstacles^, pendant que M. de Lorraine étoit venu à Paris, et que Monsieur le Prince étoit malade d'une fièvre continue * .
Le corps que commandoit le comte de Palluau joignit ensuite l'armée du Roi®, après avoir pris Mourond*", Il y avoit bloqué, avec assez peu de troupes, le marquis de