Toute l'aigreur toml)n
2. P. (56. — 3. Témoignoit avoir. (1662-1 838.) 4. p. 67. — 5. P. 70.
autres personnes qui ' s'y étoient engagés d'autant plus aisément qu'ils* étoient résolus de n'en tenir aucune qu'autant que leurs intérêts les y obligeroient. Elle me parut néanmoins satisfaite de ma visite et ne me témoigna pas désirer rien de moi de plus que ce que j'avois fait ■*.
On eut avis, en ce temps-là, que Mme de Che\Teuse revenoit en France, et la Reine me parut plus irrésolue que jamais sur son retour à la cour, non pas, comme je crois, qu'elle en fût retenue par aucune difficulté qu'il y eût à lui accorder cette grïîce, mais seulement afin que le cardinal Mazarin s'entremît pour la lui faire obtenir, et que Mme de Chevreuse lui fût obligée de ce qu'il avoit porté la Reine à surmonter les raisons qui la retenoient, qui étoit une clause particulière de la déclaration, et une aversion étrange que le Roi avoit témoignée contre elle en mourant*. Je demandai permission à la Reine d'aller au-devant de Mme de Chevreuse, et elle me l'accorda d'autant plus volontiers, qu'elle crut que je disposerois son esprit à souhaiter l'amitié du cardinal Mazarin, puisque je voyois bien que c'étoit une des choses que la Reine desiroit le plus. Montaigu" avoit été envoyé vers elle pour lui faire des propositions qui étoient davantage dans les intérêts du cardinal Mazarin, et c'étoit en suite de quelques autres qu'on lui avoit fait faire en Flandres, par le même homme, deux ou trois mois devant la mort du Roi.
Je rencontrai Mme de Chevreuse àRoye®, et Montaigu, qui y étoit arrivé quelque temps devant moi, avoit eu tout celui qu'il avoit désiré pour faire réussir ses projets. Elle me témoigna d'abord qu'il lui étoit suspect, soit que véritablement elle manquât de confiance pour lui, ou qu'elle crût que je ne serois pas bien aise de partager la sienne avec une personne que je ne connoissois point par moi,