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6. Il y a bien est dans noire manuscrit, et la leçon s'explique. Quand notre auteur écrivait ce morceau, le duc de Richelieu devait être encore gouverneur du Havre. Il n'est mort qu'eu 1715.
que effort pour cela; mais enfin il se contenta de laisser agir Monsieur le Chancelier, qui, ^tant obligé, pour sa propre conservation*, d^exclure M. de Clidteauneuf, qui ne pouvait revenir à la cour sans lui vler les sceaux, avait pris toutes les précautions imaginables auprès de la Reine par le moyen à' une de ses sœurs, qui étoit religieuse à Pantoise, et de ce même Montaigu, dont f ai déjà parlé^.
Cependant tous ces retardements aigrissoient au dernier point Mme de Chevreuse : non-seulement elle les considérait comme des artifices du cardinal Mazarin,qui accoutumait par là* insensiblement la Reine à ne lui accorder pas d'abord les choses quelle en désirait, et qui diminuait dans l'esprit du monde l'opinion quelle y voulait donner de son crédit ; elle témoignait souvent sa mauvaise satisfaction à la Reine, et dans ses plaintes elle y mêlait toujours quelque ctiose de piquant contre le cardinal Mazarin. Elle ne pouvait souffrir d'être obligée de lui parler de ce qu'elle désirait de la Reine, et elle faisoit paroitre quV//e aimait mieux n^en recevoir point de grâces que d"en devoir une partie à l'entremise du Cardinal. Lui, au contraire, qui voyoit bien ({ue cette conduite de Mme de Chevreuse persuadoit mieux à la Reine qu^elle avoit dessein' de la gouverner^ que tout ce qu'il avoit employé jusque-là pour lui faire croire, prit des voies bien différentes |)Our la ruiner.