AVEC LA PRISON DES PRINCES
La raison qui a obligé Monsieur le Prince à quitter le commandement de l'armée après la bataille de Lens^, a été non-seulement la crainte de basarder sa réputation après tant de grands événements, mais encore le désir de jouir du fruit de ses victoires, et d'être dans les affaires en un temps oii la foiblesse du gouvernement falsoit croire à ses procbes et à ses amis qu'il seroit maître'" de la cour.
1. Sur ce morceau, que nous donnons d'.iprès le texte de 1662, et qui paraît être, pour les huit premiers paragraphes, une suite de notes explicatives concernant divers points touchés par l'auteur dans ses Mémoires^ et, pour le ix' paragraphe (à partir de la page 487, ligne 4) , une rédaction primitive, et généralement moins circonstanciée, qui correspond aux pages !66-2j6 de notre édition, voyez ce qui a été dit dans la note I de la page i3o, et dans la Notice placée en tête de ce volume. Comme pour Yappendice précédent, nous avons imprimé en lettres italiques les parties du texte primitif qui ont été conservées dans la rédaction définitive, celle du manuscrit D de la Roehe-Guyon. De fréquents renvois aux Mémoires facilitent la comparaison, très-intéressante à faire, entre l'une et l'autre rédaction. — Les éditions de 1689-1754, qui, comme nous l'avons dit (p. î3o, note 1), contiennent en entier notre partie m, donnent, à la fin des Mémoires, sous ce titre : Supplément aux relations des guerres de Paris et de Guienne^ les paragraphes numérotés par lesquels commence cet appendice 11, jusqu'à la fin de la quatrième phrase du n" IX (« que nous avons vus arriver depuis »), lequel , dans ces éditions, est le n° vni, parce qu'elles omettent le vm° des éditions antérieures. Elles suppriment de même, dans deux des numéros précédents, comme nous le ferons remarquer dans les notes, les passages qui donnent à ces paragraphes chiffrés le caractère d'observations explicatives ou critiques.
2. Voyez ci-dessus, p. 101, et ci-après, appendice ui, p. 520 et 52G.