Voyez p
7. Consultez, à ce sujet, les Mémoires de Montglut^ tome II, p. 164. — Cet article iv ne correspond à aucun passage des Mémoires de la Rochefoucauld ; cette condition de l'entrée des vivres n'est mentionnée que dans le morceïu de Vineuil : voyez notre appendice III, p, 537.
APPENDICE AUX iMEMOIRES. 48:
C'est ici où l'on doit eclaircir le second article', parce que ç'.i ét^ après la guerre de Paris que le prince de Condé et le cardinal Mazarin se sont brouillés. Le principal sujet de leur mésintelligence est venu de ce que le Cardinal rejeta la haine des peuples sur le prince de Condé*, et le fit passer pour auteur de toutes les violence» qu'ils avoient souffertes' : de sorte que Monsieur le Prince, qui crut ne pouvoir mieux détruire cette impression que par le moyen des Frondeurs, dont les peuples épousaient les affections et les senti~ ments, se résolut de se réconcilier avec eux en faisant un éclat contre le Cardinal et en leur faisant voir qu'il n'étoit pas dans une telle dépendance de la cour qu'ils avoient cru. Ce n'est pas qu'il fit cela pour se déclarer leur chef, mais pour être plus redoutable à la cour, pour se remettre dans l'esprit des peuples, et pour en faire sa condition plus avantageuse* ; et d'autant (juil avait senti le mal que la division de sa famille lui avait causé, il souhaita ardemment de se réconcilier avec le prince de Conti, avec la duchesse de Longuevilleet avec le duc de la Rochefoucauld, qui avoit lors toute la confiance du prince de Conti et de la duchesse de Longucville. Ce fut donc pour toutes ces raisons qu'il prit le préteste de s'f'c/ater^ sur le refus qu'on fît au duc de Longueville du gouvernement du P ont -de- P Arche, et, comme il ne vouloit pas demeurer longtemps mal à la cour, il crut bientôt en avoir assez fait, et se raccommoda dans huit jours avec le Cardinal. Cela lui fit perdre de nouveau les Frondeurs et les peuples, et ne lui donna aucun avantage que la réunion de sa famille''.
Monsieur le Prince appuya les intérêts de Bourdeaux' pour obliger, à bon marché, un grand parlement et une puissante ville, et afin que cela le rendit plus considérable à la cour et le mit plus eu état d'en tirer des avantages.