De cette émotion. (16G
(le Bcaufort du donjon de Vincennes, où il étoit prisonnier' depuis le commencement de la Régence, pour des raisons qui sont hors de ce sujet ; mais, comme il a tenu une place conside'rablc dans ces guerres par les affections du peuple de Paris, il n'est pas liors de propos * de la remarquer ; la seconde fut que, sur un démêlé qui arriva aux Feuillants entre les gardes du corps et les archers du grand prévôt'', le marquis de Gesvres* en usa d'une façon qui déplut au Cardinal, qui lui fît donner l'ordre^ de se retirer, et à Charost et à Chandenier® celui de prendre le briton, qui s'en excusèrent'; sur ce refus l'on donna * leurs charges à Jarzé^ et à Noailles '", et par là on obligea les proches et les amis des disgraciés de se porter contre le Cardinal, dans un temps où personne ne le ménageoit" ni en effet ni par les discours '* ; la troisième fut l'emprisonnement de Chavigny , qui mérite un récit particulier.
Ce ministre, si considérable pendant le règne du feu Roi, s'étoit lié avec le cardinal Mazarin, pour leurs intérêts'^ communs, qui est la véritable liaison de la cour et la règle la plus certaine de l'ami-
1. Pour s'être jeté dans le parti de Mme de Chevrcuse, qui vouloit iutroduire M. de Chàteauneuf dans le ministère, au lieu du Cardinal. [.Vote de l'éJition de i68f>.)— Voyez ci-dessus, p. 59 et note 8, et p. 120 et note 5.