‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 608 sur 616 · De toutes les erreurs, (i · texte numérisé non relu

De toutes les erreurs, (i

11. Que, vu la nécessité des affaires, il ne pouvoit. (i68S-i7;'>40 — Ces éditions omettent plus loin ce membre de plirase : « dont il étoit pressé.... des affaires. »

12. Qu'il ne pouvoit différer encore longtemps. (1804, 26, 38.)

55o APPENDICE AUX MEMOIRES.

eût', dont il étoit pressé par les deux* princes et par la nécessité des affaires, tourna toutes ses pensées à pratiquer ceuv qui pourroient contribuer à sa sûreté à l'égard du prince de Conti et de Mme de Longueville ^. Il s'engagea avec le prince de Marcillac de lui procurer les honneurs du Louvre "*, dont jouissent les principales maisons du Royaume ; il n'oublia aucune promesse envers la duchesse deMontbazon'*, qui avoit une autorité entière et absolue sur le duc deBeaufort; il promit, dès ce temps-là, la surintendance au président de Malsons, frère deLongueil, et, quant au Coadjuteur, comme il étoit en liaison avec la duchesse de Chevreuse, qui, dans la confusion des temps, étoit revenue de son exil de Flandres à Paris avec le marquis de Noirmoutiers et de Laigues , le Cardinal étoit entré en quelque conférence avec elle sur son sujet : si bien que les supports de ce parti, refroidis par ces pourparlers, étoient encore assez aises de couvrir la foiblesse de leur crédit, qui auroit paru, s'ils eussent tenté de s'opposer au concours du plus grand nombre, qui demandoit la présence du Roi à Paris.

Mais le Cardinal, encore qu'il eût besoin de l'appui de Monsieur le Prince pour son rétablissement, soit qu'il crût qu'il s'en pourroit passer, par le moyen de ses nouvelles pratiques, soit qu'effectivement il ne pouvoit plus respii'er* sous le joug de ses obligations, qui lui sembloit trop pesant, avoit entretenu avec lui, pendant son éloignement, un commerce seulement de bienséance, et le traitoit ' comme un ami suspect. En effet, Monsieur le Prince sentoit avec peine les prospérités de la cour, pour lesquelles il s'étoit aveuglément passionné auparavant. Il avoit eu inquiétude du siège de Cambrai et fut bien aise d'apprendre qu'il fût levé. Les troubles de Guyenne et de Provence, avec les difficultés du retour du Roi à Paris, lui plaisoient assez, d'autant qu'il avoit pénétré l'intérieur du Cardinal, qui ne pensoit qu a surmonter tous ces embarras présents pour recouvrer une autorité absolue et indépendante. Toutefois il ne fomentoit point ses mécontentements, ni en secret ni en public, comme s'il eût voulu laisser dormir son ressentiment pour le faire éclater avec plus de violence. Au contraire, à son retour de Bourgogne à Paris, sans avoir encore vu la cour, il sollicita puissamment ses amis

I, Qu'il en eût. ( 1662- 1 838.)

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