‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 4)Chapitre 82 sur 616 · Je savois. (1817, 26, 38.) 4- Pouvoient. [ibidem · texte numérisé non relu

Je savois. (1817, 26, 38.) 4- Pouvoient. [ibidem

5. Chavigny avait recommandé à du Tremblay, gouverneur de la Bastille, frère du P. Joseph du Tremblay, le confident de Riche-

38 MÉMOIRES. [lôi;]

Ce peu de temps que j'y demeurai me représenta plus vivement que tout ce que j'avois vu jusqu'alors l'image affreuse de la domination du Cardinal*. J'y vis le maréchal de Bassompierre -, dont le mérite et les agi-éables qualités étoient si connues*; j'y vis le maréchal de Vilry *, le comte de Cramail ^, le commandeur de

lieu, qu'on eût « à bien loger » le prince de MarclUac, et qu'on lui permit de se promener sur la terrasse. Voyez dans Madame de Cherreuse, p. 435, note, le texte du billet écrit par Cha-

1 . L'image de la cruauté de F administrât ton du Cardinal. — Cette leçon est ainsi imprime'e en italique dans l'édition de 1817, où se trouve cette note : « Ces mots sont, dans le manuscrit, de la main de M. de la Rochefoucauld. » — Les éditions de 1826 et de i838 terminent la phrase par ces seuls mots : « l'image de la vengeance ; » et au sujet de cette variante, on lit dans toules deux l'annotation suivante : a Dans notre manuscrit, les mots de la vengeance sont écrits au crayon. »

2. On voit dans les Mémoire.'! de la Porte, où il est parlé longuement (p. 383-386) de ces prisonniers de marque, que l'âge avait ôté la mémoire à Bassompierre (voyez ci-dessus, p. 18, note 8), et qu'U rabâchait sans cesse « l'histoire de ses amours. »

3. Notre manuscrit fait ainsi accorder le p;irticipe avec le second substantif; tel est aussi le texte de l'édition de 181 7 ; celles de 1826, 38 donnent connus.

4. Nicolas de l'Hôpital, marquis, puis duc de Vitry. 11 avait été créé maréchal en 1617, le jour même où il s'était chargé de l'assassinat du maréchal d'Ancre. Emprisonné en 1637, à la suite d'une violente querelle avec l'archevêque de Bordeaux, Henri de Sourdis, il ne sortit de la Bastille qu'après la mort de Richelieu. Il mourut en 1644.

5. Adrien, comte de Montluc, petit-fils du maréchal de Montluc, incarcéré après la journée des Dupes, mort en 1646. Il était, par sa femme, comte de Cramail ou Garmain. Régnier lui a dédié sa satire II, sous ce nom : A monsieur le comte de Caramain ' i^^ édition, 1608; dans les suivantes Garamain). Retz lui fit à la Bastille, durant sa détention, une visite , qu'il raconte dans ses Mémoires (tome I, p. iSg-ifii), où se noua le complot qui avorta par la mort du comte de Soissons, tué à la Marfée. Le comte de Cramail a publié, sous le nom de sieur Devaux, un livie grotesque, les Jeux

MÉMOIRES. [1637] 3y

Jars*, le Fargis^, le Coudray-Montpensier', Vautier*, et un nombre infini de gens de toutes conditions et de tous sexes, malheureux et persécutés par une longue et cruelle prison ^. La vue de tant d'objets pitoyables augmenta encore la haine naturelle que j'avois pour l'administration du cardinal de Richelieu. Le maréchal de la Meilleraye me vint tirer delà Bastille, huit jours après m'y avoir mené, et j'allai avec lui à Ruel® remercier le Cardinal de la liberté qui m'étoit rendue^. Je le trouvai froid et sérieux; je n'entrai point* en justification sur ma conduite : il me parut qu'il en étoit piqué 5 et je me

de r Inconnu (Rouen, i63o, in-8°) ; on lui doit en outre la Comédie. des Proverbes (1616).

1. Et non tle Thouars , comme porte l'édition do 181 7. — François de Rochechouart , chevalier de Jars , commandeur de l'ordre de Malte, avait été arrêté en ifiSa, lors de la disgrâce de Châteauneuf (voyez plus haut, p. 19). Condamné à mort, il avait reçu son pardon sur l'échafaud même.

2. Charles d'Angennes, comte de Fargis ou du Fargis, ancien ambassadeur de France en Espagne, avait été emprisonné le 14 fé- \Tier i635. Voyez sur lui, et sur sa femme, une Historicité de Tallemant des Réaiic, tome II, p. 121-124.

3. Henri d'Escoubleau, marquis du Coudray-Montpensier, était attaché au duc d'Orléans. II avait été arrêté en même temps que du Fargis.

4. Premier médecin de Marie de Médicis, puis de Louis XIV, mort en 1602, avait été emprisonné après la journée des Dupes.

5. Pour la plupart, cette prison ne fut pas si cruelle, si l'on en croit Retz, tome I, p. 159-162.

6. Les mots à Ruel ne sont pas dans l'édition de 181 7. — Le château de Ruel ou Rueil, entre Paris et Saint-Germain, sur les bords de la Seine, était la résidence d'été du cardinal de Richelieu, qui y donnait des fêles d'une magnilicenco presque royale. Voyez le Dictionnaire géogrnpiùcjuc de Tliomas Corneille , 1708 , au mot Ruel; et V. Cousin, la Jeunesse de Madame de Longuevillc , p. 162.

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