Tant de hardiesse
2. Rapprochez ce passage de la 17" des Réflexions diverses, tome I, p. 334 et 335.
Tarrivai à Paris aussitôt après la mort du carclinal de Richelieu. La mauvaise santé du Roi , et le peu de disposition^ où il éloit de confier ses enfants et le gouvernement du Royaume à la Reine me firent espérer de trouver bientôt des occasions considérables de la servir'. Je trouvai la cour pleine d'agitation *, étonnée de la mort du cardinal de Richelieu, et respectant encore son autorité ° ; ses parents et ses créatures y avoient les mêmes
1. En tête des pages qui suivent, on lit dans le manuscrit D de la Roche-Guyon cette note, d'une écriture ancienne : « Ici commencent les Mémoires de la HJgence, qui n'ont de commun avec le petit morceau imprimé sous ce titre que le fond des faits : l'ordre des matières, la marche de la narration et le style en étant totalement diffi'rents, ce qui rend ce morceau absolument neuf. » — Nous donnons dans VJppendice de ce volume « le petit morceau imprimé » dont parle cette note. C'est par lui que commencent les Mémoires de la Rocliefoucauld dans les éditions anciennes. Il parait être, nous l'avons dit dans la Notice^ une première rédaction de notre auteur, et correspond aux pages 49-79 de notre texte, depuis : « J'arrivai à Paris..., » jusqu'à : c — pour persuader de plus en plus à la Reine qu'elle la vouloit gouverner. » C'est dans les éditions de 1688- 1804 (exclusivement) qu'il est précédé de ce titre, dont les premiers mots sont mentionnés dans la note de notre manuscrit D : Mémoires de la régence d^Aiine d Autriche, mère de Louis XI f' . Dans les éditions antérieures à 1G88 et dans celle de 1717, il est intitulé : Mémoires de M. D. L. /f., contenant les brigues pa^ le gouvernement à la mort de Louis XIII.