Maxime 76, moins un mot (tome I, p. 63 et notes 2 et
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i663 merces qu'on lui attribue, où il n'a souvent guère plus de part que le Doge en a à ce qui se fait à Venise".
« Si nous n'avions point de défauts, nous ne serions pas si aises d'en remarquer aux autres'-.
« Je ne sais si on peut dire de l'agrément, séparé de la beauté, que c'est une symétrie dont on ne sait point les règles, et un rapport secret des traits ensemble, et des traits avec les couleurs et l'air de la personne '^
« La promptitude avec laquelle nous croyons le mal, sans l'avoir assez examiné, est souvent un effet de paresse qui se joint à l'orgueil : on veut trouver des coupables, et on ne veut pas se donner la peine d'examiner les crimes'*.
« Ce qui fait croire si aisément que les autres ont des défauts, c'est la facilité que l'on a de croire ce qu'on souhaite*^
« Le pouvoir que les personnes que nous aimons ont sur nous est presque toujours plus grand que celui que nous y avons nous-mêmes'^
« Le goût change, mais l'inclination ne change point''.
« Les défauts de l'âme sont comme les blessures du corps ; quelque soin qu'on prenne de les guérir, la cica-
II. Maxime 77, sauf deux légères variantes ''tome I, p. 63 et notes 4, 5 et 6). — Voyez le Dictionnaire de M. Littré, à l'article Doge, oià est citée, à la suite de cette maxime, la définition du dogat par Daru (Histoire de Venise, livre XXXIX, chapitre ix).
la. Variante à la maxime Si (tome I, p. ^3 et note 2).
i3. Variante à la maxime 21^0 (tome I, p. 129 et notes i et 2).
li. Variante à la maxime 267 (tome I, p. i4i et note 3, et p. i/ia et note i).
i5. Variante à la maxime 5i3 (tome I, p. 226 et note 2).
16. Maxime 626 (tome I, p. 228 et note 5). Elle est répétée en tète de la lettre 73, p. i63.
17. Variante à la maxime 202 (tome I, p. i33 et notes 2 et 3).
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trice paroît toujours ; et elles se peuvent toujours rou- V663~ vrir'^. »
Ne croyez pas que je prétende mériter*' par là-° le potage de carottes^' : je sais que toutes les maximes du monde ne peuvent pas entrer en comparaison avec lui ; mais je vous donne ce que j'ai, et j'attends tout de votre générosité. Mandez-moi, s'il vous plaît, si on les doit mettre au rang des autres, et ce qu'il y a à y changer. S'il vous en est venu quelqu'une, je vous supplie de m'en faire part et de me continuer l'honneur de vos bonnes grâces.
Le 10 de décembre.
En voici une qui est venue en fermant ma lettre, qui me déplaira peut-être dès que le courrier sera parti :
« La nature, qui a pourvu à la vie de l'homme par la disposition des organes du corps, lui a sans doute encore donné l'orgueil pour lui épargner la douleur de connoitre ses imperfections et ses misères^-. »
Je pensois avoir l'honneur de vous voir aujourd'hui*, €t vous présenter moi-même mes ouvrages, comme tout