‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 180 sur 237 · La est en interligne · texte numérisé non relu

La est en interligne

2. Voyez ci-après, p. 233, la relation du président Vignier; et au tome II, p. 34, note 3, un billet de Mme de Chevreuse au prince de Marcillac, qui, de tout ce qui est dit ici, ne contient que la demande du carrosse.

3. Dans l'autographe, vairoit; plus loin, soubçonné; voudre (sic),

I g3^ carrosse est revenu aujourd hui, et [j']ai su qu'elle a pris un chemin tout contraire à celui qu'elle avoit mandé*. Ainsi j'ai soupçonné qu'elle eût quelque autre pensée, et qu'il étoit à propos de vous en donner avis ^, ce que je fais par ce porteur, que j'envoie exprès, de peur que mon paquet se perdit à la poste, et que vous vous fâchassiez, si je manquois à vous avertir de cela. Vous jugerez mieux que moi si la chose peut être de conséquence^. Qu'elle en soit ou n'en soit pas, je vondrois bien qu'elle se fût avisée d'aller par un autre pays que celui-ci, ou que Rufec n'eût point été dans le voisinage de VerteuiP, car une plus fine que moi y eût été de même trompée. Encore que je n'aie su qu'après que le carrosse a été parti qu'elle l'avoit demandé, et, quand elle me l'eût demandé, je lui eusse de même envoyé, croyant, aussi bien que mon fils l'a cru, que c'étoit une civilité qui ne se pouvoit pas refuser et qui n'importoit à personne, sachant assez qu'elle a des affaires avec Monsieur son mari qui ne regardent que leurs seuls intérêts*, et peut-être n'est-ce que cela : je m'en remets au jugement de ceux qui ont meilleure vue.

De Vertœil, ce i3 septembre^ [1687].

pour voudrais ; peis, pour pays; regarde, pour regardent; nesse, pour n'est-ce.

II. Voyez sur l'itinéraire de Mme de Chevreuse, ci-après, les annexes A et B à celte lettre 3.

5. A la suite de donner avis (^donne[r], biffé), il v a avertir, mais qui semble biffé aussi.

6. Elle fut en effet de conséquence. On a ^^l, par les Mémoires, p. 35-89, V^^ ^^ participation du prince de Marcillac à la fuite de Mme de Chevreuse donna lieu à une enquête officielle, et amena même l'emprisonnement dudit prince : voyez ci-après, p. 24 2 et note 16.

7. Ruffec (Charente) n'est qu'à six kilomètres de Verteuil. — L'orthographe de l'original est ici Verteuil, et plus bas, à la date, Vertœil; vovez ci-dessus, p. 280; et p. i5, note a.

8. Mme de Chevreuse était alors en procès avec son mari, pour être séparée de biens d'avec lui, procès qu'elle gagna : voyez l'ouvrage cité de Cousin, p. i36.

9. Il y a bien, à la date, i3, et non, comme dans le texte de Cousin, ig.

INFLATION DU PRESIDENT YIG:«1ER. i637

Aujourd'hui, huitième jour du moisde novembre mil six

cent trente-sept, en continuant notre information et procèsverbal, sommes arrivés au bourg de Verteuil, à l'hôtellerie où pend pour enseigne le Dauphin : d'où nous nous serions transportés au château dudit lieu, où nous aurions dit à M. le duc de la Rochefoucauld, pair de France, et à M. le prince de Marcillac, son fils, que nous avions reçu ordre de nous transporter en ce lieu, pour leur donner communication de la commission de laqiielle il a plu à Sa Majesté de nous honorer, donnée à Saint-Germain-en-Laye, le vingt-sixième octobre de la présente année, laquelle nous leur aurions fait lire, afin qu'ils eussent à nous répondre sur le contenu en icelle.

Puis, ayant fait savoir audit sieur duc les choses que Sa Majesté nous auroit ordonné de lui dire de vive voix, il nous auroit fait réponse qu'il rédiijeroit par écrit celles qui étoient venues à sa connaissance du contenu en notredile commission, puis les remettroit entre nos mains, pour être envoyées à Sa Majesté.

Et, pour le regard de M. le prince de Marcillac son fils, il se seroit offert de répondre et nous dire ingénuement tout ce qu'il sauroit de celte affaire. Sur quoi, serions venus ensemble en notredit logis, et, après avoir d'icelui pris le serment en tel cas requis et accoutumé, nous a dit que, la veille de la fête de Notre-Dame de septembre dernier ^ , le nommé Hilaire, valet de chambre de Mme la duchesse de Chevreuse, lui auroit apporté une lettre de ladite dame, laquelle il nous a représentée et mise - entre les mains, par laquelle, entre autres choses, elle le prie de lui envoyer secrètement un carrosse et prompte-

Lettbe 3, annexe A. — Copié sur l'original, aux Archives des affaires étrangères, France, 1687, tome 86, fol. 16-18. — Sur le président Vignier, du parlement de Metz, que le cardinal de Richelieu avait chargé de l'enquôte sur la fuite de Mme de Chevreuse, voyez au tome II, p. 3li et note 2.

I. C'est-à-dire le 7 septembre, veille de la fête de la Nativité de la sainte Vierge.

Page 1