Voyez ci-dessus, la note -y de la page
La Rochefoucalld. m, i 16
~Tô bœufs et des moutons, et bien souvent des mules, et que pour de l'argent tout se fait.
Mon fils est parti ce malin pour aller à Brouages", pour être là en lieu qu'on ne puisse pas dire qu'il ait eu autre intention que celle d'obéir et de recevoir la punition que son action bien vérifiée méritera *^. Et je vous dis encore que vous pouvez sans crainte, ni pour vous, ni pour moi, ni pour lui, assurer qu'il n'a eu commerce aucun de lettres, de message, d'avis, ni de concert, quel qu'il puisse être, avec celte femme, depuis avoir parlé, à Royaumont'^, à M. de Chavigny ; et de cela, j'en réponds comme assuré, n'ayant pas si mauvaise opinion de lui que je crusse qu'il me voulût engager à répondre de cela sur ma vie et sur mon honneur, s'il n'éloit vrai.
Et pour ce que dit cet imposteur de Boisplllé, qu'il ' '^ l'a vue à la Terne, je me soumets à tout ce qui se peut imaginer d'infamies et de châtiments, si cela est ; car ma femme et la sienne ne l'ont pas perdu de vue huit jours durant, et il n'est pas seulement sorti de céans durant ce temps-là ; et je suis trèscertain que ma femme et mes enfants ne me laisseroient^^ pas hasarder ma foi, mon honneur et mon repos, et de ma famille'^',
11. Brouage, petit port de mer de la basse Saintonge (Charente- Inférieure), dont un neveu du cardinal de Richelieu, le duc Jean- Armand de Maillé-Brezé, était alors gouverneur.
12. Cette punition fut un emprisonnement de huit jours à la Bastille : voyez, au tome II, les Mémoires, p. 87, note 5, où nous renvoyons à Cousin pour l'ordre adressé au gouverneur de la Bastille, que, du reste, nous donnons nous-mème dans la Notice biographique, p. XVIII, note 2.
i3 Sur Royaumont, voyez, au tome II, la note i de la page 3i. La Rochefoucauld rapporte, à cet endroit des Mémoires, qu'il fut conduit à Royaumont par son père et par le comte de Chavigny, alors secrétaire d'Etat des affaires étrangères, et que là il promit à 'un et à l'autre, avant de partir pour Verteuil, de n'avoir aucun commerce avec la duchesse de Chcvreuse, retirée à Tours.
i^. Qu'il, c'est-à-dire « que mon fils ». Dans l'édition de Cousin, qu'on l'a vu; et, un peu plus loin, la Tesne, comme plus haut; puis m/amie et châtiment, au singulier; deux lignes plus bas, là est omis après temps.
i5. Lairoient, dans le manuscrit.