‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 3 sur 237 · Fonds français, n"^ 17044 à 17057. C'est dans le tome II · texte numérisé non relu

Fonds français, n"^ 17044 à 17057. C'est dans le tome II

de la Rochefoucauld ou écrites en son nom, sauf deux, les n"* I02 et io5, que nous ne donnons à cette place que comme annexes à deux lettres de lui), cinquante-deux paraissent ici pour la première fois*, d'après des autographes de notre auteur ou de secrétaires ; cinquante autres, venant également de pièces manuscrites, sur lesquelles nous avons pu, pour la plupart, les recoUationner , avaient été déjà publiées. Dans ce double

n" 17045, que se trouvent nos lettres, accompagnées souvent, on le verra, de copies de maximes; il y a aussi, au tome V du même recueil, fol. ^8-57, une longue copie de Pensées de Pascal.

I. Des soixante-deux lettres publiées avant notre édition (nous r.e comptons pas les n"^ 102 et io5), une, notre lettre JOi, avait été insérée par le chevalier Perrin dans son édition des Lettres de Mme de Séviçjné, de i']il\ ; deux autres, les n°^ 83 et 112, ont paru en 1806 dans le Petit Magasin des Dames (la première, la même année, dans les Quatre Saisons du Parnasse') ; neuf furent publiées par le libraire Klostermann en i8i4, puis republiées par Bossange père et Masson en 1824, à la fin du volume des Lettres inédites de Mme de Sévigné, d'après des autographes qui étaient alors à Epoisse, dans les archives de la maison de Guitaut, mais qui depuis, ayant été prêtés, ne s'y trouvent plus et se sont égarés " ; trente-six sont dans l'édition des Œuvres de la Rochefoucauld, Belin, 1818 (réimprimée en 1820), et dans celle de i825 ; puis quarante et une ont été données par V. Cousin dans la Jeunesse de Mme de Longueville (i855). Madame de Chevreuse (1862), et Madame de Sablé (1869) ; deux, dans Mademoiselle de Scudéry. sa vie et sa correspondance, par MM. Rathery et Boulron, en 1878 ; quatre, par M. Servois, dans VAnnuaire-Bulletin de la Société de F Histoire de France, en i863 ; quatre, dans les Mémoires de Lenet, en i838 ; enfin l'édition Pion de 1869 a reproduit, à la fois, celles de Cousin et des éditions de i8i8 et de 1825. A ne voir c[ue le titre d'un volume publié par A. Serieys, chez H. Tardieu, l'an X (1801-1802), on pourrait croire qu'il renferme aussi des lettres de l'auteur des Maximes; mais ce titre trompe : le la Rochefoucauld dont il donne une lettre, une lettre unique, est la Rochefoucauld de Surgères, celui sans doute qui est mentionne dans notre tome II, p. xxvii, note 4- — Dans les notes préliminaires des lettres nous indiquons, pour chacune, les impressions antérieures.

a On peut s'étonner que ces neuf lettres n'aient été comprises dans aucune édition des Œuvres de la Rochefoucauld, ni dans aucun des ouvrages et recueils que nous citons dans la suite de cette note.

total, quatre-vingt-une sont de la main de la Rochefoucauld^ vingt et une d'autres mains. Il y en a douze dont nous n'avons pu retrouver les originaux ; nous les donnons, comme on le verra dans les notes, d'après des imprimés. Des quatre-vingtune lettres autographes de la Rochefoucauld, cinquante-sept sont à la Bibliothèque nationale, dont trente-trois dans les Portefeuilles de Vallant, vingt-deux dans les Manuscrits de Lenet, deux dans d'autres fonds. Les vingt-quatre autres viennent: une des Archives nationales ; une du Dépôt des affaires étrangères ; une du British Muséum ; deux de la bibliothèque Cousin ; quatre des archives de la maison de Condé, appartenant à Mgr le duc d'Aumale ; et quinze d'autres collections particulières.

Aucune lettre du duc de la Rochefoucauld à Mme de Longueville ne figure dans ce volume ' . Cette correspondance avec la sœur de Condé, qui serait assurément d'un incomparable intérêt, s'est-elle entièrement perdue? A-t-elle été détruite à dessein? Victor Cousin, dans son livre de Madame de Longueville pendant la Fronde, a écrit cette note : « Nous avons eu

I. Il parut en i65o un in-4°, devenu très rare, de i3 pages non chiffrées, intitulé : Copie d'une lettre écrite à Madame la duchesse de Longiieoille, et daté « de Rotterdam, le !> mars i65o. » Cette lettre, qui est le n" 792 des Mazarinades énumcrces par C. Moreau dans sa Bibliographie, est signée la. Franchise, « quolibet », dit Retz dans ses Mémoires (tome III, p. 5oo), qui désignait la Rochefoucauld, comme le confirment Mme de Motleville (tome III, p. ^20), Gui Joli (p. 179), la duchesse de Nemours (p. 609). Il se peut qu'il y ait eu là imc intention moqueuse ; mais, à la lecture, on voit bien vite que si l'on a voulu, par cette signature, faire penser à notre auteur, on s'est borné à cette ironie toute superficielle. La pièce est une réponse à la Lettre de Mme de Longueville au Roi (n° 1 960 de la Bibliographie des Mazarinades) et à sa Requête au parlement de Rouen (n" 3473), réponse mieux écrite que la plupart des pamphlets de cetfe époque ; mais il était impossible de supposer un seul instant qu'elle put être l'œuvre du conseiller de Mme de Longueville, de celui qui l'avait accompagnée dans sa fuite jusqu'au lieu d'embarquement : elle est tout autant dirigée contre lui, contre l'instigateur de la princesse, que contre la princesse elle-même. Des dates de lieu on ne peut rien conclure ; elles sont souvent, à dessein, fictives : sans quoi, nous pourrions ajouter que la Rochefoucauld n'était point alors à Rotterdam, mais en France.

la bonne fortune de retrouver deux lettres de Mme de Longueville à la Rochefoucauld, datées de Stenay, en i65o; nous les publierons un jour*. » Ces deux billets, « insignifiants en apparence, mais où respirent, dit encore l'historien de la princesse, une tendresse et une confiance à toute épreuve, » ont été imprimés dans le Journal des Savants (i853, p. 287 et 238). Cousin les avait trouvés à la Bibliothèque nationale, dans les Manuscrits Clairambault ; c'est là que nous les avons recollationnés pour leur donner place dans notre Appendice.

Cet Appendice est double. La première partie contient un certain nombre de lettres adressées à la Rochefoucauld ou écrites par ses plus proches parents, son père, sa mère, sa femme, ou, comme une de Gourville à Lenet, une de Mme de la Fayette à Mme de Sablé, étroitement relatives à lui. Ce sont en tout vingt-six ou, en comptant deux annexes, vingt-huit pièces trouvées dans divers dépôts publics: la Bibliothèque nationale, les Dépôts de la Guerre et des affaires étrangères, l'Arsenal, la Bibliothèque Mazarine, les Archives nationales; deux, dans des collections particulières. Quatorze sont inédites. Il n'y a que le billet de Condé (n° i4), tiré des Mémoires de Lenet, dont nous n'ayons pu découvrir, dans ses manuscrits, ni original ni copie.

La seconde partie de l'Appendice, dont nous n'avons eu les éléments que lorsque notre tome III était déjà tout prêt pour l'impression, se compose de huit lettres, toutes, sauf une, de la Rochefoucauld ou de ses parents, toutes authentiques, inédites, conservées dans les archives de la famille de M. Pol du Rival ^, à Cahuzac (Lot-et-Garonne). Elles sont de teneur insignifiante, mais ont pourtant, comme celles de Mme de Sévigné à son fermier du Buron, qu'on n'a pas omises dans le

1. i"^** édition (1809), p. 25i ; 4« édition (1872), p. 2/49. — Nous ne nous expliquons pas bien celte promesse, faite en 1869, de publier un jour des lettres insérées, dès i853, dans le Journal des Savants ; elle signifie sans doute : « Nous les publierons un jour en volume. » L'histoire de la vie de Mme de Longueville devait dans la pensée de Cousin former quatre tomes, dont deux seulement ont paru : voyez V Avertissement de M. Barthélémy Saint-Hilaire, en tête de la 4® édition de Madame de Lon>jueville pendant la Fronde.

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