‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 4 sur 237 · Voyez ci-après, p. 282, note i · texte numérisé non relu

Voyez ci-après, p. 282, note i

lO LETTRES.

recueil de ses lettres qui fait partie de notre Collection, leur sorte d'intérêt pour l'histoire de la langue, laquelle doit tenir compte de tous les genres d'écrire et de parler. Nous les devons à notre érudit collaborateur M. Tamizey de Larroque, qui nous en a obtenu de M. Pol du Rival la libérale communication. Nous prions le propriétaire de ces documents et l'obligeant intermédiaire de recevoir ici l'expression de notre gratitude. Nous offrons aussi nos remerciements à M. Tholin, archiviste de Lot-et-Garonne, qui a bien voulu se charger de nous copier ces huit pièces, nous n'avons pas besoin de dire, après l'avoir nommé, avec quelle scrupuleuse exactitude. Il nous reste à dire un mot d'une omission volontaire, qu'on pourrait être tenté de prendre pour un oubli et qui demande explication. L'éditeur de 1869, égaré par une fausse conjecture dont nous allons parler, a placé parmi les lettres (p. 35 1 et 352), en l'intitulant : A Zaïde, et eu le considérant comme « un charmant billet » adressé à Mme de la Fayette, un fragment, écrit de la main de la Rochefoucauld, que V. Cousin avait reproduit ainsi, en i85i , dans le Journal des Savants ' : « Nous trouvons dans les Portefeuilles de Vallant- un papier de la main de la Rochefoucauld où Mme de la Fayette pourrait bien

être intéressée C'est, en tout cas, un inorceau fort curieux.

Au dos est écrit ^ : « M. delà Rochefoucauld donne ceci à juger. »

« .T'ai cessé * d'aimer toutes celles qui m'ont aime, et j'adore

« Zaïde qui me méprise. Est-ce sa beauté qui produit un effet si

« extraordinaire, ou si ses rigueurs causent mon attachement ? Scroit-

« il possible que j'eusse un si bizarre sentiment dans le cœur, et que

« le seul moyen de m'attacher fût de ne m'aimer pas ? Ha ! Zaïde,

« ne serai-je jamais assez heureux pour être en état de connoître si

« ce sont vos charmes ou vos rigueurs qui m'attachent à vous ? »

« Un autre petit papier (le folio i63), joint au précédent, donne cette variante sur la dernière phrase :

« lia I Zaïde, ne me mettrez-vous jamais en état de connoître « que ce sont vos charmes et non pas vos rigueurs qui m'ont atta- <f ché à vous ? »

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