‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 40 sur 237 · Ce second que est ajouté en Interligne dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Ce second que est ajouté en Interligne dans le manuscrit

7. Il va ici /[arts], effacé ; un peu après, par inadvertance, considère, au singulier.

8. Voyez les Mémoires, p. 4 16. C'est le 20 juillet que fut rendu l'arrêt du Parlement qui déclarait que le duc d'Orléans, le Roi étant « détenu prisonnier par le cardinal Mazarin, » était prié de prendre la qualité de « lieutenant général, » avec Condé pour généralissime sous ses ordres (Sujie du Journal du Parlement, année i652, p. 62).

g. Sans les Espagnols. Nous voyons, en effet, par les Mémoires de Retz (tome IV, p. 295 et 29(1), que les parlements des provinces, sauf celui de Bordeaux, ne firent point écho à celui de Paris. On y lit : « Monsieur ne fut pas mieux obéi sur ce qu'il écrivit de sa nouvelle dignité à tous les gouverneurs de provinces, et il m'avoua de bonne foi, quelque temps après, qu'un seul, à l'exception de M. de Sourdis, ne lui avoit fait réponse ..Son autorité n'étoit pas même établie, au moins en la manière qu'elle le devroit être, dans Paris ; car, deux misérables avant été condamnés à être pendus le 28, pour avoir mis le feu à l'Hôtel de Ville, les compagnies de bourgeois qui furent commandées pour tenir la main à l'exécution refusèrent d'obéir. «

10. Voyez le procès-verbal de la séance du corps municipal, dan.s les Registres de l'Hôtel de Ville pendant la Fronde, tome III, p. 124 et suivantes ; la taxe à payer était de vingt-cinq écus pour les portes

"TesT se trompent ; l'on aura bien de la peine à en tirer quelque petite chose; je dis petite, car à peine en osera[-t-]on demander. Le Cardinal est plus le maître de la cour que jamais. Tout le monde dit qu'il s'en veut aller; mais je parierai ma vie qu'il ne partira point, et il abuse de cela les François et les Espagnols, et veut toujours faire croire aux derniers qu'il est prêt de partir, pour peu qu'on le pousse ; et, quand ils auront fait quelque traité comme il aura pu désirer, il leur fera valoir que c'est cela qui l'a retenu. Ce qu'ils ont de Messieurs du Parlement à la cour a aujourd'hui fait l'ouverture d'un parlement", et l'on dit qu'ils ne sont entrés qu'à con-

cochères, de dix écus'^ pour les portes carrées et boutiques de marchands, et de cinq écus pour les petites portes et boutiques d'artisans. On voit, en outre, par la Suite du Journal du Parlement, p "jO, que, le mercredi 2^ juillet, il fut arrêté au Palais qu'afln de parachever le fonds des cinquante mille écus pour la tête du cardinal Mazarin (mise à prix à la fin dn i65i), il serait procédé à la vente de ses statues.

II. Par déclaration de la veille, c'est-à-dire du 6 août i65i, le Roi avait transféré le parlement de Paris à Pontoise (^Suile du Journal du Parlement, p. Sy-gS). Un certain nombre de membres seulement, à la tète desquels étaient les présidents Mole, de Novion et le Coigneux, juste « ce qu'il falloit de juges pour faire un arrêt, « écrit Mademoiselle (lome II, p. i8i), obéirent à l'injonction ; le reste de la Compagnie demeura dans Paris, si bien qu'on eut le spectacle de deux tronçons de parlement se foudroyant, comme dit Retz (tome IV, p. 3o3), « par des arrêts sanglants qu'ils donnoient les uns contre les autres, » une « guerre en papier, « dit Montglat (tome II, p. SSgV Voyez, dans le Choix de Mazarinades, de G. Moreau (tome II, p. 438-4/13), une curieuse pièce de vers, du 7 août i652, intitulée : Satire du parlement de Pontoise. — Les mots de M''^, et, à la ligne suivante, parlement, sont en interligne.

«• MM. le Roux de Lincy et Douët d'Arcq ont omis dans leur texte ces mots : pour les portes cochères, de dix écus. Voyez la Suite du Journal du Parlement, année i65î, p. 78.

dition que le Cardinal sortira. Il leur'" a peut-être bien TôTr promis, et se moquera d'eux. Enfin je suis persuadé qu'il ne s'en ira point '^, et que si nous étions les maîtres des deux tiers du Royaume, il disputeroit le reste plutôt que de quitter la partie. Il craint trop qu'il ne paroisse au Roi que son éloignement met la paix dans son royaume, et que l'on ne s'oppose à son retour. M. le prince de Marcillac a eu deux jours de fièvre continue, et puis, après l'avoir quittée, il lui sort la plus grande quantité de petite vérole du monde ; mais. Dieu merci, les médecins ne voient aucune marque'^ de péril. L'œil gauche de M. de la Rochefoucauld ne s'avance point.

Son Altesse Royale fit hier voir M. de Beaufort à Mgr le Prince. Adieu, Monsieur: au nom de Dieu, continuez-moi, pour le reste de mes jours, la part que vous m'avez fait l'honneur de m'accorder dans votre amitié, et me faites celui de croire que personne n'est plus sincèrement ni plus véritablement que moi votre très-humble et très-obéissant serviteur.

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