‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 39 sur 237 · Voyez la lettre suivante, p. Sg · texte numérisé non relu

Voyez la lettre suivante, p. Sg

en signant, et beaucoup de ses contemporains terminent le nom, comme il est écrit ici, par un (.

i65a , 22. — A LENET.

A Paris, ce 7 d'août [i652].

M. Caillet' m'a donné ce matin votre lettre du i" de ce mois. Je me réjouis de vos heureux succès pourles Jurats': sérieusement, c'est une affaire fort importante et considérée comme cela. Les nouvelles que vous me mandez que je recevrai de M. Girard^ ne seront pas désagréables ; je puis vous dire par avance que Ton vous est aussi obligé que l'on doit. L'on ne souffle pas le mot approchant de la paix, mais bien au contraire. J'ai reçu le soir une lettre de M. de Miossens*, qui me mande que Bartet est de retour de l'armée de Lorraine et qu'il a fait un traité avec ce brave duc, et m'assure que les Espagnols ne s'avanceront pas^ Je crois que si

Lettre 22. — Manuscrits de Lenel, tome XXV, fol. 276-278, de la main de Gourville ; au dos : « M. de la Rochefoucault. «

I. Un des secrétaires du prince de Condé. Il y a des lettres de lui dans le recueil de Lenet. Quelques-unes ont été publiées dans la 3® partie des Mémoires de ce dernier.

a. Magistrats municipaux de Bordeaux, qui étaient alors en lutte contre la faction ultra-frondeuse de l'Ormée. Voyez les Mémoires, p. 3^9 et suivantes, et Madame de Loncjueville pendant la Fronde, p. 272.

3. Secrétaire du prince de Gonty ; il était alors à Bordeaux.

A. César-Fhébus d'Albret, comte de Miossens (Miossans, dans le manuscrit), sire de Pons, qui fut nommé bientôt après (i'*'' juin i653) maréchal de France, en récompense de sa fidélité à la Reine et à Mazarin pendant la Fronde ; il fut gouverneur de Guyenne en 1670, et mourut à Bordeaux en 1676, âgé de soixante-deux ans. Voyez, sur lui, les Mémoires, p. 66 et note 3, p. gS et g6.

5. Barlet était agent du cardinal Mazarin et secrétaire du Cal)inet. « M. de Lorraine, dit Mademoiselle dans ses Mémoires Çlome II, p. 181), recevoit souvent des lettres de la cour. Bartet le vint trouver de la part de Monsieur le Cardinal. » Voyez aussi, au même tome (p. 372-37A, et Appendice, p. b!\2 et 543), l'aventure fâcheuse qui lui arriva à propos des canons du duc de Candale. Il fut exilé à Gorbeil en i656 et mourut en 1707, à Neuville, près de

cela est, que^ MM. les Espagnols sont de tout ce tripo- 1553 tage, et sont mal informés du fond de nos affaires, et nous croient plus' puissants que nous ne sommes, et considèrent nos arrêts plus qu'ils ne valent. Son Altesse Royale a été déclaré lieutenant général de l'Etat* ; mais cette qualité ne se fait connoître que par la force, et nous ne l'avons pas sans eux^ Il y a eu véritablement des ordres du Parlement et [de] l'Hôtel de Mlle pour lever sur les portes huit cent mille livres'"; et si MM. les Espagnols comptent cela pour de l'argent comptant, ils

Lvon, chez le maréchal de Villerov, à l'âge de plus de cent ans (Mémoires de Vabbé de Choisy, p. 44 1)- Conrart, dans ses Mémoires (p. 260-270), nous a laissé une notice sur Bartet. Voyez aussi les Mémoires de Saint-Simon, à l'année 1707 (tome V de l'édition de 1878, p. 339 et 34o).

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