‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 47 sur 237 · Voyez la lettre 22, p. 58 et note · texte numérisé non relu

Voyez la lettre 22, p. 58 et note

11. Voyez sur Miossens la lettre 22, p. 56, note ^. Montglat dit (tome II, p. 3^2 et 3^3) que Miossens « eut ses lettres de maréchal de France, à condition qu'il les liendroit secrètes pour quelque temps, de peur que cet exemple ne donnât envie à d'autres de le menacer {le Cardinal) pour parvenir à des dignités. » II ajoute, im peu plus loin (p. 3tj5), qu'on en usa de même avec Palluau, fpii fut récompensé de la prise de Montrond par le maréchalat,

MM. de la Vleuville, Roquelaure et de Créqui" le bre- ,^^2" vet de ducs et pairs.

Il est encore incertain quel effet produira cet éloignement jusques à ce que ce soit hors du Royaume, et après on croit que Mgrs les Princes demanderont, conjointement avec le Parlement et Paris, que les choses soient rétablies en l'état où elles étoient avant la guerre ; et puis il ne dépendra que de la cour de nous donner la paix, dont on doute fort. On s'est assemblé hier sur ce sujet '% M. de Nesmond'* fit une fort longue harangue, tendante à remercier le Roi; mais il ne fut pas suivi, mais arrêté qu'il seroit attendu que le Cardinal fût hors du Royaume. On vient de dire que M. delà Boulaye*^ venoit d'arriver de Flandres et qu'il

mais sous condition « de n'en point parler jusqu'à ce que le Cardinal le lui eût permis, selon la mode du temps, dans lequel on ne faisoitdes grâces qu'en secret. »

12. Charles, marquis, puis duc de la Vieuville (<fe la V'ievHle, dans l'original), dont il a été question dans les Mémoires (voyez notamment p. 292, note 6), et qui mourut en janvier i653. — Gaston-Jean-Baptiste, marquis de Roquelaure (voyez au tome II V Apologie de M. le prince de Marcillac. p. /I/19, note 3). — Charles de Créquy, IIP du nom, lieutenant général (i65i), puis duc et pair (i653), ambassadeur à Rome (1662), mort en 1687, âgé de soixantetreize ans. C'est le frère du célèbre maréchal de Créquy.

i3. Voyez les Mémoires de Retz, tome IV, p. 3o3.

i4. Sur Nesmond, président au Parlement, voyez les Mémoires, p. 253, note 5, et ceux de Conrart, p. 2ii-2~'].

i5. Sur la Boulaye, voyezlcs il/émo»es, p. 1 53 et notes 4 et 5. On lit dans les Mémoires de Poictou. 1697 (fol. 118 v" et iig, fonds Colberl V', n° 278, Manuscrits de la Bibliothèque nationale) : « Le marquis de la Boulaye, chef du nom d'Eschalard..., a bien trente mille livres de rentes en fonds de terre en Poitou. Il est catholique et un des plus intéressés et échauffés au dessèchement des marais de Poitou. Il a épousé la fille du feu sieur duc de Bouillon la Mark, qui a été seule cause qu'il a pris le méchant parti pendant les premiers troubles. De ce mariage il a deux fils : l'aîné, adopté par ledit feu sieur de Bouillon, qui lui a fait porter le nom de La Rochefoucauld, m, i 5

TÔT2 portoit parole à Mgrs les Princes de la part du duc de Lorraine'® pour leur offrir mille chevaux et sept mille hommes de pied. Je ne crois pas qu'on s'y voulût fier. Le président de BailleuF^ mourut avant-hier en cette ville, où on ne continue point à demander de l'argent, jusques à ce qu'on voie quelle posture prendront les affaires '\

Je" vous ai toujours fait écrire les nouvelles. Je reçois fort bien toutes vos lettres, que Mgr de la Rochefoucauld voit toutes soigneusement. Il vous prie de continuer"" à nous mander des nouvelles de vos cours"'. Il me semble que d'aujourd'hui les choses prennent assez le train de faire la paix, c'est à-dire de désarmer. L'on s'assemble demain au Parlement, pour, je pense, résoudre d'envoyer à la cour demander que l'on ne decomte de la Mark, a épousé une Saveuse, de laquelle il a eu de grands biens ; mais ils sont présentement séparés. Le second est appelé chevalier de la Boulave. »

16. Charles III (ou IV), qui avait été dépossédé de son duch<'' par Louis XIII (^Mémoires, p. Sg^, note 4), et dont il a déjà été question dans la lellre 32, p. 56.

17. Nicolas le Bailleul, président à mortier, qui avait été successivement ambassadeur, prévôt des marchands, et surintendant des finances. Voyez au tome III des Mémoires de Retz (p. 85 et note 4) et au tome V (p. 20 et note 6), oià il faut, dans les deux notes, changer la date de la mort : i653, en 1602.

18. On ne payait les taxes que fort à contre-cœur. « Le trafic cessoit parmi les marchands, dit Montglat (tome II, p. 365) ; les terres de la campagne étoient pillées, et le bourgeois n'osoit sortir, les fêtes, pour aller voir sa petite maison des champs, sans courir fortune d'être dépouillé. »

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