Après 5, il va d'aoust, effacé
3. Au sujet du comte du Dognon ou du Daugnion (c'est ainsi qu'il signe : Manuscrits de Lenet, tome VIII, fol. 82), voyez au tome II, p. 2Ç>6 et note i ; et, dans les Mémoires de Lenet (p. 558), ce que Condé a écrit à l'occasion de ses exigences. Retiré à Brouage, il gardait, dans le parti de Condé, une attitude fort équivoque ; il fit sa soumission l'année suivante, moyennant cinq cent trente mille livres d'argent comptant, un brevet de duc et pair et le bâton de maréchal (Mémoires de Lenet. p. 606).
i. Au lieu d'extravagante, il v a dans le manuscrit, extravante.
5. Président au parlement de Bordeaux, hostile à la faction de l'Ormée. On peut voir sur le président Daffis ou d'AHis, ainsi qiie sur les conseillers au parlement de Bordeaux dont lés noms vont suivre, les Archives historiques du département de la Gironde (Bordeaux, in-4°, tomes II, III, IV, etc., 1860 et années suivantes). Au sujet de la faction de l'Ormée, à Bordeaux, voyez les Mémoires, p. 3^9, note 6, et p. 35o, notes 3, /) et 5.
6. Conseiller au parlement de Bordeaux. 11 était, dit Lenet, qui fait le portrait de ce personnage dans ses Mémoires (p. 3oo), « d'une fermeté stoïque et d'une vertu incorruptible Il étoil
i(35a du Conseil, il m'a dit en avoir écrit à M. Lainet et qu'il avoit promis à M. de Mirât'' de le nommer, que néanmoins il s'en remet à Votre Altesse pour choisir ceux qu'EUe désirera. Quant à celle du 29 du passé, j'agis avec tant de retenue es choses qui regardent votre domestique, que, bien que j'aie ouï parler souvent de cette affaire etdes plaintes que faisoient MM. Courtin^, j'ai cru néanmoins ne m'en devoir mêler, estimant que cette sorte de différends entre officiers d'une même maison
toujours des vigoureux avis dans sa compagnie, et des premiers à les exécuter. »
7. Autre conseiller au parlement de Bordeaux, dont il est question dans les Mémoires de Mme de Motteville (tome III, p. 209), « l'arcboutant de notre Fronde, » dit Lenet (p. ^02). Dans une lettre un peu antérieure à celle-ci (9 juin), publiée dans la 3" partie des Mémoires de Lenet (p. 548), le prince de Condc l'appelle son « bien aimé M. de Mirât, » et en parle comme étant « celui de tous les Messieurs (de tous les membres du parlement de Bordeaux^ en qui il a le plus de confiance, » et à qui il veut donner part dans ses « plus secrètes pensées. »
8. Gourtin père et fils. — Antoine Courtin, le père, seiejneur des Mures (Choix de Mazarinades, tome I, p. 2i6), était maître des requêtes au Parlement de Paris, et chef du conseil du prince de Conty. Retz, qui l'appelle le petit Courtin. à cause de sa taille fort exiguë, parle de lui, dans ses Mémoires (tome II, p. 172), en une circonstance curieuse, où il s'agit précisément de la Rochefoucauld. Le fils, Honoré, a joué un rôle plus considérable. Né à Riom en 1622, il fut conseiller au parlement de Normandie en i64o, conseiller d'Etat, diplomate, et accompagna, en i646, Mme de Longueville à Munster. Ministre plénipotentiaire à Stockholm, après Arnauld de Pomponne, il s'attacha à la reine Christine, qui le fit noble suédois et secrétaire de ses commandements. Après avoir été ambassadeur extraordinaire du roi de Suède, Charles-Gustave, il fut nommé résident général de France près des Etats et princes du Nord, et envoyé, à plusieurs reprises, comme ambassadeur, en Angleterre, « oîi, par Mme de Portsmouth, dit Saint-Simon (tome IV, p. 87), il faisoil faire au roi Charles II tout ce qu'il vouloit. » C'était un homme d'esprit et de tact, très-goùlé personnellement de Louis XIV. Il mourut en i685. — Nous avons d'Antoine Courtin des ouvrages de
se doivent assoupir et terminer d'eux-mêmes, sans que ,55. des étrangers en prennent connoissance ; mais puisque Votre Altesse me le commande, je verrai MM. Courtin et leur dirai mon sentiment, qui sera toujours d'avoir toute sorte de déférence pour Votre Altesse, et de vivre bien avec ceux qu'Elle honore de ses bonnes grâces, desquelles j'ai des marques si glorieuses que je ne puis en parler sans' témoigner à Votre Altesse le ressentiment que j'en ai, qui sera éternel.
Je reçus hier, avec les lettres de Madame votre sœur'", un mémoire touchant les affaires de 36 (Provence)^^ que j'ai communiqué à 12 {Monsieur le Prince^, qui a compris très-bien l'importance de l'affaire, laquelle il faut soutenir, et, pour cet effet, il consent qu'on y envoie telle des personnes nommées dans le mémoire qu'il plaira à i3 {Votre Altesse), et si i3 {Votre Altesse) même juge être'" d'une nécessité absolue d'y aller, qu'il y consent, voulant préférer les intérêts de i3 (^Votre
morale, un Traité sur la jalousie (167^, in-12), un Traité sur la paresse (167/4, in-12), etc. Ce dernier a été enrichi, dans la ^* édition, d'une intéressante Vie de l'auteur par l'abbé Goujet, l'jtiS, in-12. — Les « plaintes » de MM. Courtin étaient dirigées contre Sarasin, le secrétaire des commandements du prince de Conty. Elles sont vivement exprimées dans une lettre du fils, de cette même année i652, dont il est parlé ci-après, dans la dernière note du n° 17 de Vappendice 1, p. 268. Sarasin et Marigny étaient les principaux personnages de la petite cour du frère de Condé à Bordeaux. Voyez, au sujet de la querelle à laquelle il est fait ici allusion, Madame de Long ueville pendant la Fronde, p. 297 et 298.