Voyez ci-dessus, p. 89, la lettre 3i
2. Allusion aux cabales et aux brouilles survenues à Bordeaux entre la petite cour du prince de Conty, à laquelle Lenet était gagné, et Mme de Longueville. Vovez, dans la 3*' partie des Mémoires de Lenet (p. 677 et 078), une lettre adressée à ce dernier par Marigny, qui avait, depuis peu, quitté Bordeaux et en avait rapporté de ^■ives rancunes contre la sœur de Condé. Cousin, dans le chapitre vi de son livre sur Madame de Longueville pendant la Fronde (p. 297 et suivantes), a résumé, d'une façon très-nette, le caractère et les incidents de ces factions et de ces « partialités, » comme les appelle la Rochefoucauld dans ses Mémoires (p. 329 et p. /JaS).
3. Ces mots aujourd'hui et hier sont en interligne dans l'original. Les premiers éditeurs commencent ainsi la phrase : « 11 y avoit de la sédition » ; dans la précédente, ils construisent : « Si je pouvois vous entretenir » ; dans la suivante, ils changent pourrofi en pouvoit.
La Rochefoucauld, m, i 7
gS LETTRES.
iQ^2 mais cela n'a pas eu de suite*. Je crois que cela pourroit recommencer et embarrasser Monsieu^^ Adieu, je ne puis écrire davantage ; je vous conjure de faire mes compliments à M. de Marchin.
Suscription : Monsieur Monsieur l'Esné.
A. LENET
A Paris, ce i3 octobre i652.
Encore que je n'aie point reçu de vos nouvelles par les deux derniers courriers, je n'en veux pas laisser passer un seul sans vous écrire, et particulièrement en un temps comme celui-ci, où l'on fait courre de si beaux bruits à Bourdeaux^ Je vous engage mon honneur que
4. Dès le 24 septembre, les partisans de la cour avaient fait afîlcher, à la porte du Palais-Royal et dans divers autres endroits de la Ville, un placard intitulé : Le Manifeste des bons serviteurs du Roi étant dans Paris et leur généreuse résolution pour la tranquillité de la Ville. Le P. Rcrihod en donne le texte, p. 33o-333. En même temps eut lieu la manifestation dont il est question dans la lettre précédente, et à la suite de laquelle le menu peuple pilla « une charrette des troupes du d\ic de Lorraine, chargée de vin, qu'on mcnoit au camp des Princes. « Consultez encore, sur ce mouvement, et d'autres, plus graves, qui arrivèrent ce jour-là et les jours suivants jusqu'au 28, le P. Berthod (p. 333-3/i6), qui ajoute : ce Tout le monde s'attendoit de voir grande rumeur le samedi 28, et que les gens des Princes prendroient les armes pour aller garder le Palais-Royal, la Bastille et l'Arsenal... ; mais tout demeura calme ; personne ne bougea. «
5. Sur l'attitude de Monsieur pendant ces mouvements, voyez les Mémoires de Mademoiselle, tome II, p. 179.
Lettre 35. — Manuscrits de Lenet, tome X, fol. 68 et 69, de la main de Gourville ; cachets conservés. Le contenu semble indiquer qu'elle a été écrite sous la dictée du duc, bien que son nom ne soit pas au dos. La suivante, de même date, dont nous n'avons que le commencement, est de sa main.