‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 176 sur 469 · Cette pensée ressemble beaucoup à la 34e · texte numérisé non relu

Cette pensée ressemble beaucoup à la 34e

2. Cependant, selon les maximes 45 et a5a, il n'y a rien de plus inconstant que nos goûts, et selon la /467e, notre vanité en a souvent raison. — Voyez aussi la maxime i3, et la 10e des Réflexions diverses.

3. Var. : La fortune ne nous paroît aveugle que lorsque nous en sommes maltraités. (Manuscrit.)

4. Var. : Il faut se conduire avec la fortune comme avec la santé. (Manuscrit.) — Quant aux remèdes, l'auteur a déjà recommandé (maxime 288) de n'en jamais user que modérément.

5. L'annotateur contemporain applique cette observation à Col- La Rochefoucauld, i 12

CGCXCIV

On peut être plus fin qu'un autre, mais non pas plus fin que tous les autres1, (éd. 4*-)

CCCXGV

On est quelquefois moins malheureux d'être trompé de ce qu'on aime, que d'en être détrompé2, (éd. 4)

CGCXGVI

On garde longtemps son premier amant, quand on n'en prend point de second3, (éd. 4*-)

GCCXGVII

Nous n'avons pas le courage de dire, en général,

bert, et dom Bonaventure d'Argonne (Vigneul-Marville, tome 1, p. 3a5) à le Tellier, c< qui, ajoute-t-il, après avoir vécu cinquante ans à la cour, en est sorti avec le même air qu'il y étoit entré, soit par habitude, ou par modestie, ou enfin par politique. »

i. Var. : Chacun pense être plus fin que les autres : on peut Z'être plus qu'un autre, mais non pas que tous les autres. (Manuscrit.') — Segrais {Mémoires, p. 65) cite une pensée de Mme de la Fayette qui n'est pas sans quelque analogie avec celle de la Rochefoucauld : « Celui qui se met au-dessus des autres, quelque esprit qu'il ait, se met au-dessous de son esprit. » — Voyez les maximes 117, 127, et la note de la 407e.

2. Cependant c'est dans ce cas, selon la maxime 417, qu'on est guéri le premier, c'est-à-dire le mieux guéri. — Cette pensée revient tout à fait à la 44ie-

3. Var. : un second. (Manuscrit.) — Cette épigramme est une autre version des maximes 73, i3i et £71. — Voyez aussi les maximes kko et 499.

que nous n'avons point de défauts, et que nos ennemis n'ont point de bonnes qualités ; mais, en détail, nous ne sommes pas trop éloignés de le croire1, (éd. 4-)

CCCXCVIII

De tous nos défauts, celui dont nous demeurons le plus aisément d'accord, c'est de la paresse : nous nous persuadons qu'elle tient à toutes les vertus paisibles, et que, sans détruire entièrement les autres, elle en suspend seulement les fonctions2, (éd. £*.)

GGCXCIX

Il y a une élévation qui ne dépend point de la fortune : c'est un certain air qui nous distingue et qui semble nous destiner 3 aux grandes choses ; c'est un prix que nous nous donnons imperceptiblement à nous-mêmes ; c'est par cette qualité que nous usurpons les déférences des autres hommes, et c'est elle d'ordinaire qui nous met plus au-dessus d'eux que la naissance, les dignités, et le mérite même4, (éd. 4*.)

i. Voyez les maximes 3i, 267, 45 a, 458, £83 et 5i3.

3. Var. : c'est de la paresse : nous nous flattons qu'elle comprend

toutes les vertus paisibles, et qu'elle ne nuit point aux autres. (Manuscrit.) — Dans les maximes 266 et 63o, l'auteur est d'avis que non-seulement elle suspend, mais quelle détruit les vertus, en même temps que les passions. — Voyez aussi la maxime 5i2.

3. Var. : c'est un certain air de supériorité qui semble nous destiner (167D.)

4. Mme de Sablé (maximes 26 et 27) : « Il y a un certain empire dans la manière de parler et dans les actions, qui se fait faire place partout, et qui gagne, par avance, la considération et le respect ; il sert en toutes choses, et même pour obtenir ce qu'on demande. » — « Cet empire, qui sert en toutes choses, n'est qu'une autorité bienséante, qui vient de la supériorité de l'esprit. » — L'annotateur

CD

Il y a du mérite sans élévation, mais il n'y a point d'élévation sans quelque mérite1, (éd. 4)

CDI

L'élévation est au mérite ce que la parure est aux belles personnes2, (éd. 4-)

CDU

Ce qui se trouve le moins dans la galanterie, c'est de l'amour3, (éd. 4*.)

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