Quelques exemplaires donnent ces feuillets à la fin
3. C'est la maxime 563 de notre édition. Barbin avait repris également de l'édition de i665 le Discours préliminaire attribué à Segrais ; il l'avait fait retoucher et abréger. Voyez ce Discours, ci-après, à l'Appendice, p. 35 1-370.
3. Seize, à savoir les numéros 19, 30, 23-26, 29, 3o, 34, 35, 38, 4i-43, 45 du Supplément de i6g3, se rapportent à nos maximes 342, 344, 362, 367, 374, 38i, 35g, 364, 345, 357, 354, 363, 377-379, 382; la dix-septième à savoir le n9 4o, modifie une des pensées supprimées (voyez ci-après la note de la maxime 64i). Pour les seize maximes que nous venons d'énumérer, nous avons indiqué dans notre commentaire les variantes que fournit la comparaison du nouveau texte (de i6g3) avec l'ancien (de 1678).
4. Ce sont les numéros 37, 3i, 3s, 36, 44 du Supplément, absolument identiques avec nos maximes 36i, 347, ^56, 35o et 38o.
un livre dont le succès était consacré depuis près de trente ans, le fond et la forme de ces pensées étaient assez reconnaissables. Elles ont été composées vraisemblablement entre la dernière édition de l'auteur (1678) et sa mort (1680); en tout cas, beaucoup d'entre elles peuvent être mises au rang des meilleures. On les retrouve dans l'édition d'Amsterdam de 1705, sous le titre de Maximes de M. de la Rochefoucauld, à la suite du recueil principal des Maximes, intitulé Réflexions morales de M. de la Rochefoucauld. Elles sont aussi dans les éditions d'Amelot de la Houssaye (171^, I7a5, etc.)1, mais perdues, dans son répertoire alphabétique, parmi bien d'autres additions, qui sont empruntées à peu près toutes, à savoir les Maximes de Mme de Sablé, les Pensées diverses de l'abbé d'Ailly, les Maximes chrétiennes de Mme de la Sablière2, à l'édition d'Amsterdam dont nous venons de parler. L'abbé de la Roche (1787) a omis, sans nous dire pourquoi, les maximes du Supplément, bien que, comme il l'annonce lui-même dans sa Préface (p. xiv), il ait suivi le texte de l'édition de i6g33. Omises également par Suard *• (1778), par Brotier (1789), par le marquis de Fortia (1796 et 1802), par Biaise (i8i3), par Aimé-Martin en 1822, par Gaétan de la Rochefoucauld (1825), qui n'en a pas moins intitulé son livre : Œuvres complètes de la Rochefoucauld, elles n'ont reparu que dans l'édition publiée par Aimé-Martin en i8445, et dans celle de Duplessis (i853)6.
Outre ces vingt-huit maximes contenues dans le Supplément de 1693, nous en donnons vingt-cinq (à savoir tout le restant, moins cinq), qui sont tirées du manuscrit autographe conservé au château de la Rocheguyon. Parmi ces vingt-cinq, il y en a six (numéros 5og, 5io,
1. Le numéro 11 du Supplément de 1693 (notre maxime 544) a été omis dans quelques éditions d'Amelot (17^3, 1754, etc.), mais il se trouve dans celles de 1 7 1 4. 1720, 1746.
a. Les Maximes de Mme de la Sablière ne sont pas dans l'édition de 171 4; elles ne paraissent dans le recueil d'Amelot qu'à partir de 1725.
3. « Comme la plus correcte, dit-il, et la plus riche du propre fonds de notre auteur » On ne peut pas dire qu'elle soit plus correcte que celle de 1G78, et si elle est plus riche, c'est uniquement grâce aux vingt-huit maximes posthumes que l'abbé de la Roche n'a pas réimprimées.
4. Voyez ce que nous disons de son édition dans la Notice des Maximes supprimées, ci-après, p. 23g, note 1.
5. Paris, Lefèvre, grand in-16. — Aimé-Martin donne tout le Supplément de i6g3, c'est-à-dire les cinquante maximes, sans distinguer, plus que n'a fait le premier éditeur, les pensées nouvelles des pensées déjà publiées identiquement en 1678 et des simples variantes.
6. Duplessis n'indique comme vraiment nouvelles que vingt-cinq de ces pensées; il considère, malgré de notables différences, nos numéros 543, 554 et 555, comme de simples variantes des maximes 43g, i4g et 35a.
5i3, 5i5 partiellement, 5a4 et 5a5) qui se trouvent à la fois dans ce manuscrit1, et dans des lettres du tome II des Portefeuilles de Vallant (manuscrits de la Bibliothèque impériale), recueil où nous avons déjà pris diverses variantes des pensées définitives, et qui, en outre, nous donne seul quatre maximes posthumes (53o-533)2.
Ce sont les pensées extraites des manuscrits que nous avons mises en tête (5o5-533) ; nous plaçons à la suite celles du Supplément de 169.3 (534-56 1) ; puis nous en donnons une dernière (56a), qui nous a été conservée par Saint-Evremond.
Dans le répertoire d'Amelot de la Houssaye se rencontrent deux maximes (5o5 et 5 11) que nous ne trouvons que là et dans le manuscrit de la Rocheguyon. D'où Amelot les a-t-il tirées ? Sans doute de quelque copie, comme il en existait plus d'une au temps où il composait son recueil 3 ; car il n'est pas probable qu'il les ait prises dans le manuscrit même de la Rocheguyon. D'abord son texte, comme on le verra dans les notes, diffère de celui de ce manuscrit ; puis, s'il l'avait eu à sa disposition, il est bien évident que prenant, comme il faisait, de toutes mains, et entassant pêle-mêle, sans même se soucier de bien distinguer les auteurs, tout ce qu'il trouvait de maximes^, il n'aurait pas négligé les autres pensées inédites qui y
1. On en trouvera la description dans la Notice bibliographique.
1 . Il y a donc en tout dix de nos maximes posthumes qui se trouvent dans le recueil de Vallant. Neuf sont tirées de quatre lettres de la Rochefoucauld à Mme de Sablé ; une, d'une lettre du même à J. Esprit. Ces lettres ont été publiées par Gaétan de la Rochefoucauld (Œuvres complètes, 1825) , aux pages 44g, 465, 466, 46g et 470, 475. — Biaise, en reproduisant, comme nous l'avons dit, l'édition de Suard, y a ajouté, au bas des pages, une douzaine de notes contenant des maximes tirées des Portefeuilles de Vallant. Six de ces extraits se trouvent dans nos maximes posthumes (nos 009, 5io, 5i3, 5i5, 5a4 et 5a5). C'est par erreur que Biaise indique les autres comme étant inédites (voyez les notes de no6 maximes 577 et 618). Aimé-Martin, en 1823, a donné, sous le titre de Second supplément, dix des mêmes pensées; il les rattache, comme variantes, toutes moins une (notre numéro 5io), à des maximes définitives ; mais pour la moitié au moins, la différence est telle qu'il est impossible de les considérer comme de simples variantes.
3. C'est ainsi qu'on trouve dans les manuscrits de Conrart, à la bibliothèque de l'Arsenal, d'anciennes copies de quelques maximes de la Rochefoucauld. Ces copies, de mains inconnues, contiennent quelques variantes ; mais comme ces variantes sont le plus souvent fautives, et n'ont d'ailleurs aucune autorité, nons avons cru devoir n'en pas tenir compte.
4. Le recueil posthume d'Amelot de la Houssaye a été publié par Pichet. Il est impossible de distinguer bien exactement quelle a été, dans la composition de ce recueil, la part d'Amelot lui-même et celle de son éditeur. L'Epitre dédicatoire et l'Avertissement de l'imprimeur ne nous donnent pas d'éclaircissements à ce sujet.
sont contenues et qui, avant la présente édition, n'avaient été publiées que par M. Edouard de Barthélémy1.
Nous avons adopté un numérotage continu pour les différentes espèces de maximes, définitives, posthumes et supprimées par l'auteur ; nous avons évité ainsi des appendices ou suppléments, qui nuisent toujours à la bonne économie d'une édition.
i. M. de Barthélémy a tiré du manuscrit de la Rocheguyon 260 maximes. Son dernier chiffre est a 5g, mais il a deux numéros 99. Il indique comme inédits, non pas seulement nos numéros 5o5 et 5n, publiés dans le recueil d'Amelot de la Houssaye, mais encore un grand nombre d'autres, qui ont paru du vivant de l'auteur. Les 260 maximes de son édition se décomposent ainsi : 192 de la série des pensées publiées par la Rochefoucauld (identiques avec ces pensées, ou simples variantes), 26 de nos posthumes, 3g de nos supprimées, et 3 maximes faisant (dans le manuscrit comme chez lui) double emploi, à savoir les numéros 8, 1 4g et 233. Son numéro 8 est le commencement de sa maxime 207 (626* de notre édition); son numéro i4g est la dernière phrase de sa maxime i3a, et reproduit à peu près notre 126e; enfin sa 233e maxime, qui répète sa 2 4e, n'est autre chose que notre 597*.
DV
Dieu a mis des talents différents dans l'homme, comme il a planté des arbres différents dans la nature, en sorte que chaque talent, ainsi que chaque arbre, a sa propriété et son effet qui lui sont particuliers l. De là vient que le poirier le meilleur du monde ne sauroit porter les pommes les plus communes, et que le talent le plus excellent ne sauroit produire les mêmes effets du talent le plus commun ; de là aussi vient qu'il est aussi ridicule de vouloir faire des sentences, sans en avoir la graine en soi2, que de vouloir qu'un parterre produise des tulipes, quoiqu'on n'y ait point semé d'oignons 3.