Vab. : dans toutes les choses indifférentes. (Manuscrit
6. L'auteur a supprimécette pensée, sans doute parceque c'était une réminiscence trop forte de Montaigne (Essais, livre II, chapitre xn, tome II, p. a4i) : « De quoy se faict la plus subtile folie, que de la plus subtile sagesse ?» — Pascal a dit à peu près dans le même sens (Pensées, article VI, i4) : « L'extrême esprit est accusé de folie, comme l'extrême défaut (d'esprit). » — Meré (maximes a48 et 539) : « Il n'y a point de sage qui n'ait été fou, et de fou qui ne puisse devenir sage. » — « La folie précède toujours la sagesse ; on ne connoît celle-ci que par l'autre; il faut s'être égaré avant que de se mettre dans le bon chemin. »
DXCIII
sobriété est l'amour niant
DXCIII
La sobriété est l'amour de la santé, ou l'impuissance de langer beaucoup1. (i665, n° cxxxv.)
DXCIV
Chaque talent dans les hommes, de même que chaque arbre, a ses propriétés et ses effets qui lui sont tous2 particuliers3, (i 665, n° cxxxvm.)
DXCV
On n'oublie jamais mieux les choses que quand on s'est lassé d'en parler4. (i665*, n° cxliv.)
DXCVI
La modestie, qui semble refuser les louanges5, n'est en effet qu'un désir d'en avoir de plus délicates6. (1666, n° cxlvii).
DXCVII
On ne blâme le vice et on ne loue la vertu que par intérêt. (i665, n° eu.)
1. Voyez la maxime 566 et la note. — J. Esprit dit de même (tome II, p. 4i): « La tempérance est l'impuissance de manger beaucoup. »
a. Telle est l'orthographe de ce mot dans les diverses impressions de i665. Voyez le Lexique, au mot Tout.
3. Duplessis, qui donne cette maxime comme variante de la 344e, termine ainsi la phrase : a et les effets qui lui sont particuliers. » — Voyez les maxime* 344, 4o4 et 5o5.
4. Var. : ... que quand on s'est lassé de les conter. (Manuscrit.)