Rapprochez des maximes 237 et
DCXXII
La confiance de plaire est souvent un moyen1 de déplaire2 infailliblement3. (i665*. n° cclvi.)
DCXXIII
Nous ne croyons pas aisément ce qui est au delà de ce que nous voyons4. (i665, n° cclvii.)
DGXXIV
La confiance que l'on a en soi fait naître la plus grande partie de celle que l'on a aux autres. (i665, n° cclviii.)
DCXXV
Il y a une révolution générale qui change le goût des esprits, aussi bien que les fortunes du monde5. (i665, n° cclix.)
DCXXVI
La vérité est le fondement et la raison de la perfection et de la beauté6. Une chose, de quelque nature qu'elle soit, ne
i. Vah. : le moyen. (Manuscrit.)'
2. M. de Barthélémy remplace, ainsi que Brotier, déplaire par plaire.
3. Voyez la maxime 2I12. — Boileau (èpître IX, vers 80) parle également d'un importun
Qui ne déplaît enfin que pour vouloir trop plaire.
— La pensée de la Rochefoucauld a quelque analogie avec la maxime 345 de Meré : « Ceux qui s'aiment trop sont en danger d'être haïs de tout le monde. »
4. C'est textuellement le dernier membre de phrase de la maxime 2 65. — Rapprochez aussi des maximes 33y et 3^5 .
5. Le chevalier Temple, cité par Brotier (p. 254), a dit dans un sens analogue : « Le caractère de l'esprit change comme les modes. » — Voyez les maximes 45, 252, et la 10e des Réflexions diverses.
6. Cette première phrase, qui est comme le thème de cette réflexion, se trouve une autre fois dans le manuscrit, sous cette forme : « La vérité est le
sauroit être belle et parfaite, si elle n'est véritablement tout ce qu'elle doit être, et si elle n'a tout ce qu'elle doit avoir1. (i665*, n° cclx.)
DCXXVII
Il y a de belles choses qui ont plus d'éclat quand elles demeurent imparfaites que quand elles sont trop achevées2. (i665, n° cclxii.)
DCXXVIII
La magnanimité est un noble effort de l'orgueil, par lequel il rend l'homme maître de lui-même, pour le rendre maître de toutes choses3. (i6Gâ, n° cclxxi.)
DCXXIX
Le luxe et la trop grande politesse dans les Etats sont le présage assuré de leur décadence, parce que tous les particuliers s'attachant à leurs intérêts propres, ils se détournent du bien public4. (166?*, n° cclxxxii.)
fondement et la justification de la beauté. » Elle appartient à J. Esprit ; la Rochefoucauld, qui ne l'entendait pas clairement (voyez sa lettre du 24 octobre 1660), a voulu l'expliquer par ce qui suit, et en a fait la maxime 260 de sa première édition ; mais il l'a supprimée dès la seconde.
1. Vab. : Une chose est belle et parfaite, si elle est tout ce qu'elle doit
être, et si elle a tout ce qu'elle doit avoir. (Manuscrit.) — Les derniers mot9 : a et si elle n'a, etc., » manquent dans l'édition d'Amelot. — Rapprochez de la ire des Réflexions diverses, et de la Lettre du chevalier de Merè.