Chacun pris dans son air est agréable en soi
Ce n'est que l'air d'autrui qui peut déplaire en moi.
(Boileau, épitre IX, vers 90 et 91.)
2. Il existe de ce morceau deux versions : i° celle du manuscrit, que nous suivons et que suit également d'assez près le texte de 1781 ; 2° celle de Brotier(i78g). D'où Brotier l'a-t-il tirée ? Probablement de quelque bibliothèque privée. Voici du moins ce qu'il nous dit dans un passage déjà cité (plus haut, p. 272) de ses Observations sur les Réflexions diverses : « On en trouvoit quelques parties, surtout ce qui regarde la Conversation, dans des bibliothèques particulières. » Le marquis de Fortia, dans son édition de l'an X (1802), et les éditeurs venus après lui, ont donné la leçon de Brotier comme texte principal, et ajouté en appendice la leçon de 1731. Nous indiquerons les différences qu'offrent les éditions antérieures comparées à la nôtre. Celle de Brotier en a de très-notables, et particulièrement plusieurs additions.