Dans l'édition de i6o,3 : « que le dernier objet
3. « le mouvement de cette machine. » (Edition de i6cj3.) — Le P. Chi-
flet (Essay d'une parfaite grammaire, 5e édition, i6y5, p. 281) range horloge parmi les substantifs masculins à terminaison féminine. Ménage (Observations, 2e édition, i6y5, p. i5i et 1 5a) n'est pas du même avis : « Les Normands, dit-il, le font masculin...; et c'est aussi de ce genre que le font les Gascon-; et les Provençaux (a). Il est féminin. » — Richelet (1680) et Furetière (1690) sont du même avis que Ménage.
4. « qu'encore que nous voyons, » dans l'édition de 1693 et dans la
contrefaçon de 1 665 D.
5. Voyez, plus loin, Pensées de Mme de Schomberg, etc., p. 376.
(a) On pourrait ajouter qu'il en était et qu il en est encore de même dans plusieurs autres pro\ inces,dans les campagnes surtout, notammenten Lorraine, en Picardie et en Touraine. Peut-être, si nous ne contestions pas le Discours à Segrais, serait-ce le cas de rappeler qu il était Normand. Quant à la Chapelle, était-il de Normandie, de Gascogne, de Provence, de Lorraine, de Picardie on de Touraine ? Nous ne pouvons le dire, car nous n'avons aucune indication sur son lieu de naissance. Nous inclinerions à croire qu'il était, de cette dernière province, comme son patron et ami le P. Rapin. Toutefois, nous devons ajouter que nous avons consulté sur ce point un homme docte en toutes choses, et particulièrement instruit de tout ce qui concerne la Touraine, M. J. Taschereau, administrateur-directeur de la Bibliothèque impériale; il n'a rien trouvé dans ses précieux cartons qui eût trait à un la Chapelle écrivain tourangeau. — Voyez, ci-dessus, la note 7 de la page 35g.
voulez, lo> Mn.rimes et les Sentences, comme le monde a nommé ' odles-oi, doivent être écrites dans un style serré2 qui ne permet pas de donner aux choses toute la clarté qui seroit à désirer ; ce sont les premiers traits du tableau : les yeux habiles y remarquent bien toute la finesse de l'art3 et la beauté de la pensée du peintre; mais cette beauté n'est pas faite pour tout le monde, et quoique ces traits ne soient point remplis de couleurs, ils n'en sont pas moins des coups de maître. Il faut donc se donner le loisir de pénétrer le sens et la force des parles; il faut que l'esprit parcoure toute l'étendue de leur signification avant que de se reposer, pour en former le jugement '.
La quatrième difficulté est, ce me semble, que les Maximes r' sont presque partout trop générales ; on vous a dit qu'il est injuste d'étendre sur tout le genre humain des défauts qui ne se trouvent qu'en quelques hommes6. Je sais, outre ce que vous me mandez des différents sentiments que vous en avez entendus7, ce que l'on oppose d'ordinaire à ceux qui découvrent et qui condamnent les vices : on appelle leur censure le portrait du peintre 8 ; on dit qu'ils sont comme les malades de la jaunisse, qu'ils voient tout en jaune9, parce qu'ils le sont eux-mêmes. Mais s'il étoit vrai que, pour censurer la corruption du cœur en général, il fallût la ressentir on particulier plus qu'un autre, il faudroit aussi demeurer d'accord que ces philosophes10, dont Diogène de Laerce11 nous rapporte les sentences, étoient les hommes les plus corrompus de leur siècle; il faudroit faire le procès à la mémoire de Caton, et croire que c'étoit le plus méchant homme de la République 12, parce qu'il censuroit les vices de Rome. Si cela est, Monsieur, je ne pense pas que l'auteur des Réflexions, quel qu'il puisse être, trouve rien à redire au chagrin de ceux qui le condamneront, quand, à la religion près, on ne le croira pas plus homme de bien, ni plus sage que Caton. Je dirai encore, pour ce qui regarde les termes que l'on trouve trop
1. Dans l'édition de i665 : nommées, avec accord irrégulier. — Au sujet du titre des Maximes, voyez, plus haut, la note 2 de la page 20.
2. « doivent être toujours écrites d'un style serré. » {Édition de i6g3.)