il n'importe. » (Edition de i6q
10. « pourvu que vous vous soyez détrompé de la mauvaise opinion que
ion vous avoil donnée des Réflexions, et que — » (Ibidem.)
Sous le titre de Jugements des contemporains sur les Maximes de la Rochefoucauld, nous avons réuni seize pièces diverses, parmi lesquelles il en est dont les auteurs sont malheureusement demeurés inconnus1 .Quatre seulement avaient paru dans quelques éditions de la Rochefoucauld - ; le reste n'a été donné qu'à titre de citations, souvent partielles, par V. Cousin3, dont nous avons eu plus d'une fois à rectifier le texte.
Presque tous ces morceaux ont une source commune, les Portefeuilles de Yallant, médecin et secrétaire dé Mme de Sablé (Manuscrits de la Bibliothèque impériale). Les numéros 1, h, vi, vu, vm, ix, x et xm sont extraits du second volume de ce recueil; le numéro v du cinquième, et le numéro m du septième; quant au numéro îv, nous l'avons cherché en vain, au moment de l'impression, dans le recueil de Vallant (voyez plus loin la note 5 de la page 376). Le numéro xi est tiré des Papiers de Conrart, i3e volume, in-4° (Manuscrits de la bibliothèque de l'Arsenal); le numéro xii est pris dans les Mémoires imprimés de Daniel Huet, évêque d'Avranches, et le numéro xiv dans le recueil, également imprimé, des Lettres du chevalier de Meré. Nous n'avons pas à indiquer la provenance des deux fables de la Fontaine que l'on trouvera sous les numéros xv et xvi.
Le principal intérêt de ces Jugements1, c'est qu'ils sont, pour ainsi dire,
1. Ce sont celles que l'on trouvera sous les numéros vu, vm, ix et x. 1. Les numéros xi, xv et xvi, dans l'édition de Brotier, et dans celle de Duplessis, qui donne en outre le numéro xiv.
3. Madame de Sablé, i85g, chapitre m, p. 160-173 et p. 178-180. — Les numéros iv et v ont été publiés, dès 1821, par J. Delort, dans son livre intitulé Mes voyages aux environs de Paris, et reproduits par M. Edouard Fournier au tome X. de ses Variétés historiques et littéraires, p. 1 20-1 23 (Paris, Pagnerre, i863, in-12).
4. Les numéros xiv, xv et xvi ne sont pas, à proprement parler, des Jugements sur les Maximes ; mais ce sont encore, à un certain point de vue,
La Rochefoucauld, i 'i'x
préventifs, sauf le 111e, que nous reproduisons à un autre égard, et le xn«, qui m fut probablement écrit, et assurément publié, que longtemps après la mort de la Rochefoucauld1. Avant de livrer son œuvre à l'appréciation publique, l'auteur des Maximes voulut recueillir dans son entourage un certain nombre d'appréciations particulières, et l'on sait avec quel zèle Mme de Sablé s'y employa2. Jusqu'à quel point, dans la première édition de son livre, qui suivit d'assez près3, a-t-il tenu compte des objections faites? C'est ce que les curieux pourront voir, grâce aux Jugements que nous réunissons aujourd'hui, et aux premières leçons du manuscrit, que nous avons fidèlement recueillies au bas du texte des Maximes, pour faciliter la comparaison entre la pensée première et la pensée définitive de l'auteur.
LA PRINCESSE DE Gl'ÏMENE A MADAME DE SABLÉ , SUN LES MAXIMES DE M. DE LA ROCHEFOUCAULD [l063J l.
Je n'ai encore vu que les premières maximes, à cause que
j'avois hier mal à la tête; mais ce que j'en ai vu me paroît plus fondé sur l'humeur de l'auteur que sur la vérité, car il ne croit point de libéralité sans intérêt5, ni de pitié0; c'est qu'il juge tout le monde par lui-même7. Pour le plus grand nombre, il a raison ; mais assurément il y a des gens qui ne désirent autre chose que de faire du bien
des appréciations du livre de la Rochefoucauld, et c'est à ce titre que nous leur avons donné place dans cet Appendice.