Voyez la maxime
7. Mme de Sablé dit la même chose : voyez ci-dessus, p. 1 4 1 , note 2. — Voyez encore le Discours sur les Maximes, p. 367; le Projet d'article pour le Journal des Savants, p. 3g2 ; et la Lettre du chevalier de Meré, p. 3g6.
MADAME DE LIANCOURT A MADAME Dr. SABLÉ f 1 663] *
Je n'avois qu'une partie d'un petit cahier des maximes que vous savez, quand j'eus l'honneur de vous voir, et il déhutoit si cruellemont contre les vertus, qu'il me scandalisa, aussi bien que beaucoup d'autres; mais depuis j'ai tout lu, et je fais amende honorable à votre jugement, car je vois bien qu'il y a dans cet écrit de fort jolies choses, et même, je crois, de bonnes, pourvu qu'on ôte l'équivoque qui fait confondre les vraies vertus avec les fausses. Un de mes amis^ a changé quelques mots en plusieurs articles, qui raccommodent, je crois, ce qu'il y avoit de mal ; je vous les irai lire » un de ces jours, si vous avez loisir de me donner audience4.
i. Extrait du tome II des Portefeuilles de Vallant, folio iq3 — En citant cette lettre (Madame de Sablé, i85o. chapitre m, p. i58 et i5q) V Cou sut y joint les réflexions suivantes : « La duchesse de Liancourt, Jeanne de behomberg, qui jouissait dune assez grande réputation d'esprit et de vertu célèbre aussi par son goût pour les beaux bâtiments et les beaux jardins' et qui a crée la magnifique résidence de Liancourt, janséniste éclairée auteur d un excellent traité d'éducation, et dont la fille (T. Cousin se trompe- il aurait du dire « la petite-fdle ») épousa le fils de la Rochefoucauld fut choquée, et, comme elle le dit, scandalisée à la première lecture- puis elle se radoucit, peut-être un peu par politique, par condescendance pour Mme de Sable et la Rochefoucauld, et grâce à une distinction qui ôte. en effet le scandale, mais aussi tout le piquant des Maximes.... Mme de Liancourt n avait pas vu que cette équivoque, qu'elle relève avec raison dans le livre des Maximes, est le livre tout entier; quelques mots ajoutés ne justifieraient e système qu en le renversant. » - J'ajoute que pourtant c'est ce qu'a fait la Kocheloucauld lui-même, dans les diverses éditions de son livre- av»c les correctifs quelquefois, souvent, peut-être, etc., etc., il a atténué, autant "qu'il I a pu, les termes, trop absolus d'abord, de bon nombre de ses pensées
2. Cet ami-là pourrait bien être la duchesse de Liancourt elle-même
3. V. Cousin donne à tort : «je vous les lirai, » et à la ligne suivante • « si vous avez le loisir. »
4. H était quelquefois fort difficile de joindre Mme de Sablé ; elle poussait le soin de sa santé jusqu'à la manie, et se faisait impitoyablement fermer pendant des semaines entières, par les temps de fièvres, ou même de simples rhumes. —La Rochefoucauld et Mme de la Favette, entre autres, s'en plaignent plus dune fois dans leurs lettres. « Feu Mme de Sablé, » disait dans ce cas-la le spmtuel abbé de la Victoire. — Voyez V. Cousin, Madame de Sablé p. toa ; et Porl-Royal de M. Sainte-Beuve, livre II, chapitre xm et livre V* chapitre x. '