Leurs voies sont fermées à la vieillesse, p
Joyeuse (Henri de), dit le Père Ange, duc et pair, maréchal de France et amiral. Singulières vicissitudes de sa vie, Réflexions diverses, p. 33a et
Jugement (faculté de l'esprit).
Voyez Sens(Bon). — Personne ne se plaint de son jugement, maxime 89. — Il n'est pas distinct de l'esprit; sa définition, 97. — C'est de lui que procède le bon goût, a58. — On n'est jamais sot avec du jugement,
Jugement (opinion), Juger.
Voyez Opinion. — Gomment on juge bien des hommes et des affaires, maxime io4- — Il est difficile de juger d'un procédé, 170. — Nous soumettons notre réputation au jugement des hommes, 268. — Gomment il faut juger du mérite, 437. — Le monde juge mal, 455. — Nosennemisnous jugent mieux que nous-mêmes, 458. — Ce
qui nous empêche de bien juger des sentences qui prouvent la fausseté des vertus, 517.
Ce qui nous empêche de bien juger, Réflexions diverses, p. 3o6.
Juges, Justice. Ce qu'est l'amour de la justice, maximes 78 et 678. — On récuse des juges pour les plus petits intérêts, 268. — Ce qu'est la justice des juges modérés,
Justesse. La raillerie demande une grande justesse ; la justesse est une des conditions de l'esprit brillant. Réflexions diverses, p. 328.
Langage. Il conserve l'accent du pays, maxime 342.
Langueur. \ oyez Paresse. — La modération n'est que langueur de Fàme, 2g3.
Quelle passion produit les langueurs, Réflexions diverses.
Lapin. Il s'épouvante et se rassure en un moment, Réflexions diverses, p. 3og.
Laquais. Courage d'un laquais sur l'échafaud, maxime 5o4.
Larmes. Voyez Afflictions, Pleurer. — Larmes vite séchées, maxime 233. — 11 y en a de trompeuses, 373.
Légèreté (inconstance). Voyez Changeant, Inconstance. — Comment nous en prévenons le reproche de la part de nos amis, maxime 179. — Celle de l'esprit produit l'inconstance, 181. — Son effet quant aux défauts et aux qualités, 498-
L'inconstance en amour, quand elle vient de légèreté,
DES ŒUVRES MORALES
est la moins excusable, Réflexions diverses, p. 343.
Léopold l" ', empereur d'Allemagne. Son faible caractère et sa grande puissance, Ri flexions diverses, p. 338.
Lkthahgie. Par quelle passion cette maladie est produite, Réflexions diverses, p. 3 1 1 .
Liancourt. Cette terre comparée;'!
celle de Chantilly, Réflexions diverses, p. 281.
Libéralité. Voyez Donner. — Ce qu'on donne le plus libéralement, maxime i io. — La libéralité est moins opposée à l'économie que l'avarice, 167.
— Elle n'est que vanité de donner, 263.
Dans quel cas des libéralités sont égales, quoique différentes. Réflexions diverses, p.
279 et 280
Libertf. Dans le monde, il faut que chacun conserve la sienne, Réflexions diverses, p. 283.
Lieutenants généraux. Beaucoup apprennent à paraître maréchaux de France, Réflexions diverses, p. 28g.
Lièvre. Cet animal a peur de tout, Réflexions diverses, p. 3on.
Limites. Voyez Bornes. — Celles de la confiance sont difficiles, Réflexions diverses, p. 296.
Lion. Cet animal g«rde quelque apparence de générosité, Réflexions diverses, p. 307.
Livres. Il vaut mieux étudier les hommes que les livres, maxime 55o.
Loi. Quelle est la moindre et la plus suivie, maxime 447-
Louange, Louer. A. quoi tient qu'on loue nos actions, maxime 58. — Ou loue à tort la prudence, 65 — L'envie contrainte de louer le mérite, g5.
— On loue son cœur; on n'ose
louer son esprit, 98. — On donne des louanges pour en recevoir, i ^ .'■> . — La louange est toujours intéressée; comment on la donne et comment on la reçoit, i44- — Louanges empoisonnées-, i45 — Pourquoi on loue, i46, 53o et 533.
— On préfère la louange au blâme utile, 1/I7. — Il y a des louanges qui médisent, i48. — Pourquoi on refuse les louanges, i4g et 5g6. — Leur effet, i5o et 5g8. — Pourquoi on loueCondé etTurenne, 198. — Quelle est la seule bonté louable, 207. — De ceux qui ont mérité de grandes louanges, 272. — La magnanimité est un moyen d'obtenir des louanges, 285. — Louange injurieuse, 320. - Ceux qu'on loue de bon cœur, 356. — Louer les belles actions, c'est s'y donner part, 432. — C'est pour être loué qu'on se blâme, 554- — Pourquoi on loue la vertu, 597.
D'une façon de louer en blâmant, Réflexions diverses, p. 328. — Le titre de bel esprit n'est plus une louange, p. 32g.
Louis XIII, roi de France. Il fait emprisonner sa mère, Marie de Médicis, Réflexions diverses, p. 33a. — Défiance réciproque entre lui et le cardinal de Richelieu ; il lui sacrifie néanmoins Cinq-Mars, et suit aveuglément les volontés du cardinal, p. 334 et 335.
Louis XIV, roi de France. Sa liaison étroite avec le roi d'Angleterre Charles II; il lui donne des sommes considérables ; il accorde la paix à l'Espagne, à l'Allemagne et à la Hollande, Réflexions diverses, p. 339. — Comment il divise habilement ses ennemis ;
il préfère la gloire de la paix à la gloire de nouvelles conquêtes, p. 342. — Ses exemples soutiennent la France, P. 343.
Loup. Cet animal est ravissant et impitoyable, Réflexions diverses, p. 307.
Lucullus. Combien il a faitde gens voluptueux, Réflexions diverses, p. 3oo.
Lumière (en général). Elle fait paraîtreles objets, maxime 38o.
LuMiÈnE(de l'esprit). Voyez Connaissances, Ignorance, Savoir. — La lumière de l'esprit pénètre les choses, maxime 97.
Les lumières d'un grand esprit n'ont pas de bornes, Réflexions diverses, p. 3a6.
Luxe. Ses effets sur la destinée des peuples, maxime 62g.
Magie. Celle de l'amour-propre,
Magistrat. Dans quel cas un magistrat est faux; un magistrat serait ridicule de se battre en duel, Réflexions diverses, p. 3 1 3 et 3i4-
Magnanimité. Voyez Désintéressement, Générosité. — Pourquoi la magnanimité méprise tout, maxime 248. — Sa définition, 285 et 628.
MAÎTRESSE.VoyezA\lANT,AMOUR.
— Quand on est près de haïr une maîtresse, maxime m.
— Pourquoi elles ne s'ennuient pas avec leurs amants, 3! 2. — Quand il est le plus difficile de leur être fidèle, 33 1. — On ne les aime pas pour elles-mêmes, 374- — Quand les amants voient les défauts de leurs maîtresses,
545. — Pourquoi elles ne peuvent se plaindre de la légèreté, 577. — Pourquoi elles demandent la sincérité à leurs amants, 637.
Mal (en général). Il a ses héros comme le bien, maxime 1 85.
— Il ne doit surprendre chez personne, 197. — Pourquoi on y croit aisément, 267. — La fin du mal est un bien, 5ig. — On ne le trouve pas à l'excès dans l'homme, 610.
Mal (que l'on fait). Celui que nous faisons nous nuit moins que nos bonnes qualités, maxime 29. — Moyen d'en faire impunément, ï a 1 . — Nous le regrettons moins que nous n'en craignons les suites, 180. — Il est contagieux, 23o. — Quelquefois il est moins dangereux que le bien, 238. — On ne sait jamais tout le mal que l'on fait, 269 Mal (que l'on souffre). Voyez Malheur, Maux. — Quels doivent être, nos sentiments pour celui qui nous fait du mal après nous avoir fait du bien, maxime 229.
Maladie. Elle n'est pas loin de la santé, maxime 188. — Celles del'àme ne se guérissent point, ig3. — Il y en a que les remèdes aigrissent, 288. — D'une ennuyeuse maladie, 633.
Les maladies sont attachées à la trop longue durée de la vie, Réflexions diverses, p. 3o3.
— De leur origine, p. 3io et 3li. — Pourquoi l'âge d'or en était exempt, p. 3io. — Les vieillards n'ont devant eux que des maladies, p. 3^7 • Malheur, Malheureux. Voyez Mal, Maux. — Comment les grands hommes supportent le malheur, maxime 24- — H est
DES ŒUVRES MORALES
moins difficile à supporter que le bonheur, a5. — On n'est jamais si malheureux qu'on croit, 4i) et 5~3. — Pourquoi on se fait honneur ou on se console d'êlre malheureux, 5o et 578. — D'où dépend le malheur, 61. — Il vaut mieux le supporter que le prévoir, 174.
— Quels sont nos plus grands malheurs, i83. — Comment nous nous consolons de ceux de nos amis, 235. — C'est parfois un plus grand malheur, en amour, d'être détrompé que trompé, 3g5. — Fausse constance dans le malheur; comment dous le supportons, 420.
— On doit être sensible à celui des amis même ingrats, 434. — Pourquoi nous plaignons ceux de nos ennemis, 403. — On est malheureux d'être guéri des passions, 485. — Comment et pourquoi les hommes sont malheureux, 027 et 538. — Où le malheur va d'ordinaire, 55 1 . — D'une sorte de bonheur dans le malheur, 570. — Le malheur de nos amis ne nous déplaît pas, 583.
Les malheurs imprévus causent l'apoplexie, Réflexions diverses, p. 3i 1 .
Malhonnête homme. Il est insupportable d'être obligé à un malhonnête homme, maxime 3i7.
Malice, Malignité. Voyez Méchanceté.
Manières. Voyez Air, Apparences.
Marchands. Pourquoi ils sont probes, maxime 2 23.
Marché. Dans quel cas on ferait un bon marché, maxime 454-
Mari. En quoi il lui est agréable d'avoir une femme jalouse, maxime 547-
Qui répond aux maris de la conduite de leurs femmes.
Réflexions diverses, p. 324-
Mariac . Il d'y en a point de délicieux, maxime ii3.
Quelle maladie est produite par l'ennui du mariage, jRe- Jlexions diverses, p . 3 1 1 .
Marie, princesse d'York, fille de Jacques II, roi d'Angleterre, et mariée à Guillaume III, encore prince d'Orange. Comment elle fut mariée è ce princr, Réjlexions diverses, p. 33g-342 .
— Conséquences de ce mariage, p. 34a.
Marins. Combien il a fait de gens vindicatifs, Réjlexions diverses, p. 3oo.
Masaniello. Simple vendeur d'herbes, il se rend maître de la ville de Naples ; mais cette puissance ne dure que quinze jours, Réjlexions diverses, p.
335 et 336.
Maux. Voyez Mal, Malheur.
— Nous supportons aisément ceux d 'autrui, maxime 19. — Ceux dont la philosophie triomphe, et ceux auxquels elle succombe, 22 — Compensation des biens et des maux, 52. — La prudence se sert contre les maux des vertus et des vices, 182. — Nos propres maux nous portent à la pitié, 264.
— Comment on s'en console, 32 5. — Dans quelle mesure nous les sentons, 33g et 528.
— Dans la vieillesse, on vit pour les maux, non plus pour les plaisirs, maxime 43o, et Réjlexions diverses, p. 3o3. — Excessifs, on ne les sent plus, maxime 464- — La jalousie et la mort sont les plus grands de tous les maux, 5o3 et 5o4-
Maximes. Vovez Sentences.
Méchanceté, Méchant. Mali-
gnité de noire nature, maxime 23o — Quand les méchants sont le plus dangereux, 284.
— La malice n'est pas la principale cause de la médisance, 483. — Les méchants mômes respectent la vertu, 48g.
La moquerie doit être exempte de malignité, Réflexions diverses, p. 327 et 328.
Mécompte. Ce qui fait le mécompte dans la reconnaissance,
Ce que produit le mécompte de nos jugements, Réflexions diverses, p. 3i2.
Médée. Ses poisons et ses parricides, Réflexions diverses, p.
Médicis (Marie de), reine de France. Ses malheurs, Réflexions diverses, p. 33i et 33a.
— C'est elle qui a élevé Bichelieu à la dignité de cardinal etde premier ministre; ingratitude de ce dernier; elle avait peu de vertus et de défauts qui la dussent faire craindre; elle est morte de misère et presque de faim, p. 332.
Médire, Médisance. On médit de soi plutôt que de n'en rien dire, maxime i38. ■ — 11 y a des louanges qui médisent, 1/48. — La vanité est cause de médisance, 483.
Il ne faut pas médire de l'amour, Réflexions diverses, p. 3n.
Méfiance. Voyez Défiance.
Mémoirk. Chacun se plaintdela sienne, maxime 89. — Nous en avons trop et trop peu, 3i3.
Mensonge. \ oyez Déguisi mvnt.
Fausseté, Imposture. — D'où vient notre aversion pour le mensonge, maxime 63.
Méprfndi>e (Se). Voyez Tromper (Se).
Mépris (que Von ressent). On méprise ceux qui n'ont aucune vertu, maxime 186.
Mépris (que l'on inspire). La modération est une crainte de mériter le mépris, maxime 18.
— Le craindre, c'est le mériter, 32 2.
Les vieillards sont méprisés, Réflexions diverses, p. 347-
Mépris de la mort. Voyez Mort.
Mer. Elle est une image de l'amour-propre, maxime 563.
Comparaison entre la mer et l'amour, Réflexions diverses, p. 299 et 3oo.
Mérite. Voyez Qualité, Talent, Vertu.- — Singulière prétention de ceux qui croient avoir du mérite, maxime 5o.
— Comment nous jugeons du mérite de nos amis, 88. - — Ne pas détromper ceux qui s'en croient, 92. — Marque d'un mérite extraordinaire, g5.
— Pourquoi nous exagérons celui des autres, 1 43. — C'est à son mérite qu'on attribue les louanges qu'on reçoit, i44- — Bôle de la nature et de la fortune à l'égard du mérite, i53, et Réflexions diverses, p. 3i5 et 3 16. — Quelquefois le mérite est loin de plaire, maxime 1 55. — Singulier mérite de certains hommes, i5fi. — Le vrai mérite dépassé par la médiocrité, 162. — Il attire l'estime des honnêtes gens, 1 65 .
— Il est moins récompensé que ses apparences, 166. — Triste mérite de certains hommes, 273. — D'une façon de faire valoir notre mérite, 279. — Il a sa saison, comme les fruits, 291. — D'un certain mérite que ne peut avoir la modération, 293. — Le goût baisse avec le mérite, 379. — Il y a
DES ŒUVRES MORALES
une élévation naturelle qui est encore au-dessus de lui, 399.
— Il y a du mérite sans élévation, 4oo. — Ce qu'est pour lui l'élévation, 4oi. — Comment il est parfois récompensé, 4o3.
— Des emplois qui sont audessous et au-dessus de notre mérite, ^19. — Comment on doit juger du mérite, 'i 3 7 . — Comment le monde juge du vrai et du faux m rite, /|T>5. — Ce que dure le mérite des femmes, 474- - Ce n'est pas pour leur mérite que nous regrettons nos amis, 619.
Quel est le plus grand mérite de la société des honnêtes gens, Réflexions diverses, p. 28a.
Métamorphose. Les transformations de l'amour-propre passent celles des métamorphoses, maxime 563. — Ce que fait l'orgueil lassé de ses métamorphoses, 568.
Métier. La valeur en est un pour les simples soldats, maxime 2 1 4 . — De celui des honnêtes femmes, 367.
Quel est le métier du renard, Réflexions diverses, p. 307.
Migraine. Les proo's la donnent, Réflexions diverses, p.
Mine. Voyez Ain, Apparences.
— Chaque sentiment a ses mines propres, maxime 2 55. — Chaque profession affecte une mine, 256.
Miracle. Le plus grand miracle
de l'amour, maxime 349 Mode. On la suit pour louer et
blâmer, maxime 533.
Modèle. Voyez Originaux. — Des modèles de la nature et de la fortune. Réflexions diverses, p. 3i5-322 ; commentelles s'entendent pour en former
d'extraordinaires, p. 3i5. — Alexandre le Grand est un modèle d'élévation et de courage, p. 3i6. Modération, Modéré. D'où vient la modération des gens heureux, maxime 17. — Sa définition, 18, 2g3 et 565. — Elle est inconciliable avec l'ambition, 293. — Pourquoi on en a fait une vertu, 3o8. — Comparée à la sobriété, 566. — Ce qu'est la justice dans les juges qui sont modérés, 579.
Modestie Pourquoi elle refuse
les louanges, maxime 5g6.
Monde. ^ oyez Société. — Ce qu'on fait pour s'y établir, maxime 56. — Ce qui y fait le plus de mal, 64 . - On y veut être de bonne compagnie, i4i .
— Ce qui nous attire son estime, i65. — Il récompense moins le mérite que ses apparences, 166. — Il n'est composé que de mines, 256. — De certains hommes qu'il approuve, 273. — Pourquoi on approuve ceux qui y débutent, 280. — Ce qui le gouverne, 435. — Comment il juge du faux et du vrai mérite, 455. — Comment les jennes gens y doivent débuter, 4g5. — Ce qu'il nomme vertu, 606. — Après tout, l'ordre y règne, 61 3. — Ce qui y change les fortunes,
Ce qui porte les vieillards à se retirer du commerce du monde, Réflexions diverses, p. 345 ; ce qu'ils doivent lui cacher ; ils s'affranchissent de sa dépendance ; ils l'oublient, et en sont oubliés, p. 347- Monnaie. La flatterie est une fausse monnaie, maxime i58. — Les hommes ont leur cours comme la monnaie, 6o3.
Moquerie. Voyez Raillerie. — La pelle se moque du fourgon, maxime 607.
La moquerie est agréable, mais dangereuse; quand ei à quelle condition elle est permise, Réflexions diverses, p. 337 et 328.
Mort (La). Gomment et pourquoi on la souffre, maxime a3.
— On ne peut la regarder fixement, 26. — L'espérance nous y mène par un chemin agréable, 168. — Adresse des braves à l'éviter, 221. — On la supporte, mais on ne la méprise pas, et on ne doit pas la mépriser; ceux mêmes qui se la donnent volontairement la veulent choisir ; elle paraît différente selon le moment ; au fond, elle est épouvantable, et c'est la plus rude de toutes les épreuves ; il n'y faut pas penser ; elle est autre, selon qu'on la voit de près ou de loin, 5o4- Mort (Crainte et mépris de la).
Voyez Vie (Amouk et mhpkis de la). — Les condamnés la craignent en affectant de la braver, maxime 21. — Ce n'est pas par résolution qu'on la souffre, 2 3 — On ne peut regarder fixement la mort, 26. -- Du mépris des philosophes et des grands hommes pour la mort, 46 et 5o/|. — La crainte de la mort ôte quelque chose au courage, 21 5. — Cette crainte empêche de s'exposer autant qu'il le faudrait, 21g ; et donne aux plus braves de l'adresse pour éviter la mort, 221. — C'est toujours faussement qu'on méprise la mort ; remèdes contre la crainte de la mort, bien qu'il n'y en ait pas d'infaillibles, fio'i.
Mortifications (en langage de
dévotion). Quelle sont les véritables, maxime 530.
Motif. Voyez Raison. — Il ne faut pas regarder aux motiimême des plus belles actions, maxime 4og. — Les motifs qui font mépriser la mort sont différents, 5oi.
Mouve.mi nt. L'amour ne peut subsister sans un mouvement continuel, maxime 76.
Moyens. \ oyez Expédients, Procédé. — La gloire doit se mesurer aux moyens dont on s'est servi pour l'acquérir, maxime 157. — Les moyens nous manquent moins que l'application, 2^3.
Il faut chercher les moyens d'être utile à ses amis, Réflexions diverses, p. 285.
Mystère. L'amour l'affectionne, maxime 68. — La gravité est un mvstère du corps, 257.
Nains. Des nains dans le roman d'Amadis, Réflexions diverses.
p. "i'ik-
Naissance. VoyezNoBLEssE, Noms (Grands).
Natuke. Les passions sont comme un art de la nature, maxime 8.
— Elle a sagement disposé nos organes ; pourquoi elle nous a donné l'orgueil, 36. — Ce n'est pas elle seule qui fait les héros, 53. — C'est elle qui fait le mérite, 1 53. — Elle a borné les vertus et les vices, 189. — C'est elle qui doit donner la bonté et la valeur, 365. — Elle nous donne des talents cachés,
Des modèles de la nature et de la fortune, Réflexions diverses, p. 3i5-3a2. — Com-
DES ŒUVRES MORALES
ment la nature s'accorde avec la fortune pour faire des hommes extraordinaires, p. 3i5.
— Quelle y est sa part et celle de la fortune ; ce qu'elle a fait pour Alexandre, Jules César, Pompée, Gaton d'U tique, le Grand Condé et Turenne, p. 3i6-322. — D'un soin charitable qu'elle aurait pour les vieillards ; pourquoi elle donne des ailes aux chenilles, p. 3a3. — Elle ôte les désirs aux vieillards, p. 3^7.
Naturel (substantif). Le bon naturel est étouffé par l'intérêt, maxime 275. — Les jeunes gens confondent la grossièreté avec le naturel, 372.
Personne presque ne suit le sien, Réflexions diverses, p. 287.
Natukel (adjectif). Ge qui empêche d'être naturel, maxime 43 1. — Ce sont les choses naturelles qui charment, 618.
Il faut connaître notre air naturel, Réflexions diverses, p. 286. — Il faut dire des choses naturelles, p. 20,1.
Négociateur Pourquoi l'on est souvent mécontent des négociateurs, maxime 278.
Néron, empereur romain. Peutêtre ses crimes nous éloignentils du vice. Réflexions diverses, p. 3oo.
Ni aïs, Niaiserie. Voyez Sot, Sottise.
Noblesse. Voyez l'article suivant.
— De ceux qui prisent trop la leur, maxime 5o8.
Il ne faut pas la faire sentir,
Noms (Grands). Voyez l'article précédent. — Ils abaissent ceux qui ne les soutiennent pas, maxime 94.
Nouveauté. Ce qu'elle est à l'amour, maxime 274. — Elle
La Rochefoucauld, i
nous empêche de sentir les défauts de nos amis, maxime 426.
La grâce de la nouveauté passe vite, Réflexions diverses, p. 3o2 ; elle est perdue pour les vieillards, p. 3^7.
Nuire, Nlisible. Pourquoi la flatterie des autres nous nuitelle ? maxime i5a.
Nuit. A la guerre, elle cache les bonnes et les mauvaises actions, maxime 21 5.
Objets. La lumière les fait paraître, maxime 38o.
Obligations, Obliger. Voyez Bienfaits, Dette, Reconnaissance, Services. — Comment on les reconnaît mal, maxime 226. — On s'acquitte volontiers des petites, non des grandes, 299. — Dans quel cas elles sont insupportables, 317.
Occasion. Voyez Accidents, Étoile, Foktune (sort, hasard). — Comment elles nous font connaître, maxime 345. — Il importe moins de les faire naître que d'en profiter, 453.
— Dans quelle occasion on ferait un bon marché, 454- — Nos qualités dépendent des occasions, 470.
Occupations. Les vieillards sont maîtres des leurs, Réflexions diverses, p. 327.
Œuvre (Mise en). La fortune met en œuvre le mérite, maxime i53, et Réflexions diverses, p.
3 16. — Adroite mise en œuvre de médiocres qualités, maxime 162 ; et de certains défauts, 354-
Office (Bon et mauvais). Dans quel cas on rend un mauvais office, maxime 92.
Oiseaux. Il en est qui ne plaisent que par leur ramage et par leurs couleurs; d'autres ne vivent que de rapines, Réflexions diverses, p. 3o8. — D v en a qui vont d'un monde à l'autre, p. 3og.
Opimàtkeié. Pourquoi on s'opiniàtre dans un mauvais parti, maxime 234- — Ce qui produit l'opiniâtreté, 260. — Dans quel cas on l'affecte, 4a4-
11 faut parler sans opiniâtreté, Réflexions diverses, p. 292.
Opinion. Voyez Sentiment. — Nous tenons moins à nos opinions qu'à nos goûts, maxime !3. — Pourquoi nous recevons celles d'autrui, 181 ; pourquoi nous y résistons, 234-
Ce qui arrive quand on soutient trop vivement son opinion, Réflexions diverses, p 38/, — En conservant les siennes, il ne faut pas blesser celles des autres, p. 292 et 293.
Orange (Maison d). Valeur des princes de cette maison, Réflexions diverses, p. 338.
Orange (Guillaume d'), stathouder de Hollande, puis roi d'Angleterre, sous le nom de Guillaume III. Condescendance des hollandais à son égard ; il fait mettre à mort Jean de Wilt, Réflexions diverses, p. 338. — ■ De son mariage avec Marie, fille du duc d'York (depuis Jacques H, roi d'Angleterre), p. 339-342. — Il bornait d'abord son ambition à s'affermir en Hollande, p. 34o et 34 1.
— Quelle aventure ridicule l'a décidé à rechercher de nouveau l'alliance de l'Angleterre,
Ordre. Après tout, il règne dans le monde, maxime 61 3.
Organes (du corps). La nature les a disposés pour nous rendre heureux, maxime 36. — Us décident de la force ou de la faiblesse de notre esprit, 44- L'affaiblissement ries organes conduit les vieillards à la retraite, Réflexions diverses, p. 345.
Orgueil. Voyez Affectation, Vanité, Vanter (Se). — Il se dédommage toujours, maxime 33. — Pourquoi l'on se plaint de celui des autres, 34- — H est égal dans tous les hommes ; seule différence à cet égard, 35. — Pourquoi la nature nous l'a donné, 36. — Sa part dans nos remontrances, 37. — Il y a une curiosité d'orgueil, 173.
— L'orgueil s'oppose à la reconnaissance, 225 et 228. — Il produit l'opiniâtreté, 234- — Pourquoi il est flatté de la confiance des grands, 289. — 11 s'abaisse pour s'élever, 254- — Il fait croire au mal, 267. — Il inspire et modère l'envie, 281 .
— La magnanimité est le bon sens de l'orgueil, 285. — U cache nos défauts aux autres et à nous-mêmes, 358. — De quoi il s'augmente, 45o. — Ce qu'il nous fait blâmer et mépriser, 462. — C'est par orgueil qu'on plaint ses ennemis, 463. — Ses bizarreries, 4^2. — Il se découvre par la fierté, 568. — Quel est son plus dangereux effet, 585. — Les préceptes des philosophes ne font que l'augmenter, 58g.
— La colère est quelquefois la fureur de l'orgueil, 601. — Rapport de la magnanimité avec l'orgueil, 628.
Il est presque toujours le maître de nos goûts, et ne se rassasie jamais, Réflexions di-
DES ŒUVRES MORALES
verses, p. 344- — H est inséparable de l'amour-propre, p. 345.
Originaux. Voyez Copie, Modèle. — Les copies font voir le ridicule des originaux, maxime i33.
Grands originaux produisant de mauvaises copies. Réflexions diverses, p. 3oi.
Ostentation. Voyez Affectation, Orgueil, Vanité. — La modération est une vaine ostentation, maxime 18.
Oubli, Oublier. Dans quel cas on oublie ses fautes, maxime 196. — On ne s'oublie pas, même en travaillant pour les autres, a36. — Quand on oublie le mieux les choses, 5ç)5.
On s'oublie soi-même, Réflexions diverses, p. 289. — Les vieillards oublient le monde et en sont oubliés, p. 347-
Ours. Ces animaux sont grossiers et avides. Réflexions diverses, p. 307.
Païens. Ils se vantent de mépriser la mort, maxime 5o4-
Paon. Cet animal déplaît par son chant et détruit les lieux qu'il habite, Réflexions diverses, p.
Papillons. Ils cherchent le feu qui les brûle, Réflexions diverses, p. 3og.
Paraître. Voyez Apparences. — Il ne faut pas vouloir paraître ce qu'on n'est pas, maxime 457 ; on le veut cependant, Réflexions diverses, p. 287, 289 et 3 1 1 .
Paralysie. Par quelle passion cette maladie est produite, Réflexions diverses, p. 3n.
Pardon, Pardonner. Le bien qu'on nous a fait d'abord doit faire pardonner le mal qu'on nous fait ensuite, maxime 22g. — Jusqu'où va le pardon en amour, 33o. — Défauts que nous pardonnons à nos amis, 428. — Certains pardons plus faciles que d'autres aux femmes qui aiment, 429.
L'amitié ne doit rien pardonner, Réflexions diverses, p. 345.
Paresse, Paresseux. Voyez Langueur. — La paresse est une cause de la clémence, maxime 16. — Elle nous retien tdans le devoir, 169. — La bonté n'est souvent que paresse, 237. — Effets de la paresse sur les passions et sur les vertus, 266 et 63o. — Elle fait croire au mal, 267. — La modération n'est que paresse, 2g3. — Pourquoi nous avouons la nôtre, 3g8. — Paresse de l'esprit, 482 ; il est plus paresseux que le corps, 487. — La paresse a été placée par le diable sur la frontière de plusieurs vertus, 5 12. — Pourquoi les paresseux pressent tant les autres, 587. — La paresse est la plus puissante de nos passions ; sa définition, 63o.
Combien Pomponius Atticus a fait de paresseux, Réflexions diverses, p. 3oo. — Quelles maladies la paresse produit, p. 3n.
Parler, Paroles. Voyez Conversation. — Dans quel cas on parle peu, maxime 137. — Combien on aime à parler de soi, i38. — On aime mieux parler que répondre, i3g, et Réflexions diverses, p. 290. — Comment parlent les grands et les petits esprits, maxime i42.
— L'éloquence ne consiste pas seulement dans les paroles, 3/jg. — Ce qu'on doit craindre en parlant de soi, 3i A- — U ne faut pas parler souvent des défauts de ses amis, 3 19. — H ne faut pas parler de sa femme, moins encore de soi, 3(34. — L'envie de parler habilement de nous fait une grande partie de notre sincérité, 383, et Réflexions diverses, p. 296. — Gomment les hommes parlent de leur conduite, maxime 4g 4 •
— Quand il est le plus difficile de bien parler, 556. — On oublie les choses quand on est las d'en parler, 5q5.
Dans quel cas on parle trop sèchement, Réflexions diverses, p. 284. — Ne parler de ce qui regarde nos amis qu'autant qu'ils le permettent, p.