I. Etats, pour effets, fautes évidentes les deux fois
Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe, sauf ces variantes, identiques, la 1" et la 3e, avec celles de i663 : « Les grandes et éclatantes actions qui éblouissent les yeux sont représente'es » ; « au lieu qu'ils sont d'ordinaire les effets de », et « étoit un effet de jalousie. »
Ms. aut. — Les passions sont les seuls orateurs qui persuadent toujours. Elles sont comme un art de la nature dont les règles sont infaillibles; et l'homme le plus simple qui sent persuade mieux que celui qui n'a que la seule éloquence.
Ms. i(>63. — Conforme au manuscrit autographe, sauf cette variante: « et l'homme le plus simple les persuade mieux que ».
Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe, sauf ces variantes : « comme un art dans la nature », et « infaillibles. Par elle[s] l'homme le plus simple persuade mieux que ne fait le plus habile avec toutes les fleurs de léloquence. »
Ms. aut. — Les passions ont une injustice et un propre intérêt qui fait qu'elles offensent et blessent toujours, même lorsqu'elles parlent raisonnablement et équitablement. La charité a seule le privilège de dire quasi tout ce qui lui plaît et de ne blesser jamais personne.
Ms. i663*. — Conforme au manuscrit autographe, sauf cette variante : « La charité assure le privilège à dire tout ce qui lui plaît et de ».
Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe.
Ms. aut. — Comme dans la nature il y a une éternelle génération, et que la mort d'une chose est toujours la production d'une autre, de même il y a dans le cœur humain une génération perpétuelle de passions, en sorte que la ruine de l'une est toujours l'établissement d'une autre.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe.
Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe, sauf cette variante : « est toujours le rétablissement fie l'autre. »
Ms. aut. — Je ne sais si cette maxime, que chacun produit son semblable, est véritable dans la physique; mais je sais bien qu'elle est fausse dans la morale, et que les passions en engendrent souvent qui leur sont contraires : ainsi l'avarice produit quelquefois la libéralité, et la libéralité l'avarice; on est souvent ferme de foiblesse, et l'audace naît de la timidité. .
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe, sauf cette omission : « ainsi l'avarice produit quelquefois la libéralité; on est souvent ferme de ».
Edit. 1664. — Conforme à la copie de iG(J3.
j. La maxime eu ferme deux dans cette copie.
Ms. aut. — Quelque industrie que l'on ait à cacher ses passions sous le voile de la piété et de l'honneur, il y en a toujours quelque coin qui se montre.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe, sauf ces variantes : « qu'on ait à caoher », et « quelque endroit qui se montre. »
Edit. 1664. — Conforme au m inuscrit autographe, sauf cette variante : « il y a toujours quelque endroit qui se montre. »
Ms. aut. — Les François ne sont pas seulement sujets, comme la plupart des hommes, à perdre également le souvenir des bienfaits et des injures; mais ils haïssent ceux qui les ont obligés. L'orgueil et l'intérêt produit partout l'ingratitude. L'application à récompenser le bien et à se venger du mal, leur paroit une servitude à laquelle ils ont peine de s'assujettir.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe.
Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe, sauf cette variante: « Les hommes ne sont pas seulement sujets à perdre également le souvenir des bienfaits et des injures ».
Ms. aut. — La clémence des princes est une politique dont ils se Servent pour gagner l'affection des peuples. Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe. Edit. 1664. — Voyez, ci-après, la maxime xvi.
Ms. aut. — La clémence, c'est un mélange de gloire, de jtaiesbe et de crainte, dont nous faisons une vertu.
Ms. in63. — Conforme au manuscrit autographe, sauf cette variante : « La clémence est un mélange ».
Edit 1664. — Cette édition a, pour cette maxime et la maxime xur, réunies, la variante que voici (conforme, pour le commencement de xvi, à la copie de i663) : « La clémence est un mélange de gloire, de paresse et de crainte, dont nous faisons une vertu, et chez les princes, c'est une politique dont ils se servent pour gagner l'affection des peuples. »