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Ms. aut. — On peut rapprocher d'une partie de cette maxime les deux suivantes du manuscrit :
Rien ne prouve davantage combien la mort est redoutable, que la peine que les philosophes se donnent pour persuader qu'on la doit mépriser.
Rien ne prouve tant que les philosophes ne sont pas si bien persuadés qu'ils disent, que la mort n'est pas un mal, que le tourment qu'ils se donnent pour éterniser leur réputation.
1. La maxime, dans cette édition, vient immédiatement après celle qui commence par : « La modération dans la bonne fortune » : voyez ci-dessus, p. 3-4, les variantes des maximes xvu et xvnr, réunies en une seule dans les trois textes.
2. Cet « etc. » est dans ce manuscrit et dans la copie de i663.
3. C'est, depuis a le caprice », avec une légère variante: « de l'humeur », et l'orthographe, que nous avons déjà notée : « bigearre », la maxime xlv : voyez ci-dessus, P- 7-
4- Entre ce texte et celui de la maxime définitive cccxciv, c'est à peine s'il y a assez de rapport de sens pour justifier le rapprochement. Dans l'édition de 1664, cette phrase précède, jointe par et, la variante de la maxime cxxvi (ci-dessus, p. 19).
4o APPENDICE DU TOME I.
2° Variantes se rapportant aux Maximes posthumes.
(Voyez tome I, p. 223-235.)
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Ms. aut. — Dieu a mis des talents différents dans l'homme, comme il a planté de différents arbres dans la nature, en sorte que chaque talent, de même que chaque arbre, a ses propriétés et ses effets qui lui sont tons particuliers. De là vient que le poirier le meilleur du monde ne sauroit porter les pommes les plus communes, et que le talent le plus excellent ne sauroit produire les mêmes effets des talents les plus communs; de là vient encore qu'il est aussi ridicule de vouloir faire des sentences, sans en avoir la graine en soi, que de vouloir qu'un parterre produise des tulipes, quoiqu'on n'y ait point semé les oignons.
Ms. i663. — Conforme au manuscrit autographe, sauf ces variantes : « planté des différents arbres » ; « chaque talent est (sic), de même que chaque arbre a » ; « que le poirier le meilleur du monde ne sauroit porter des pommes les plus communes, et que le talent le plus excellent ne sauroit porter les effets des talents les plus communs; de là vient qu'il est aussi ridicule de vouloir faire des semences, sans avoir de la graine, que de vouloir qu'un parterre produise des tulipes, quoiqu'on [n'j y ait pas semé de ses oignons. »
Edit. 1664. — Conforme au manuscrit autographe, sauf ces variantes : « de différents arbres dans [la] nature » ; « des pommes les plus communes », et « de là vient encore qu'il est ridicule1 de vouloir faire des semences, sans avoir la graine en soi, que de vouloir qu'un parterre produise des tulipes, quand on n"y a pas planté des oignons. »