‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 417 sur 469 · DXXVII · texte numérisé non relu

DXXVII

Ms. aut. — L'homme est si misérable, que tournant toutes ses conduites à satisfaire ses passions, il gémit incessamment sous leur tyrannie : il ne peut supporter ni leur violence, ni celle qu'il faut qu'il se fasse pour s affranchir de leur joug; il trouve du dégoût non-seulement dans ses vices, mais encore dans leurs remèdes, et ne peut s'accommoder ni des chagrins de ses maladies, ni du travail de sa guérison.

3° Fartantes se rapportant aux Maximes supprimées.

(Voyez tome I, p. 243-2G7.)

DLXIII

Ms. aut. — Conforme au texte définitif sauf ces variantes: « L'amourpropre est l'amour de soi-même et de toutes choses pour soi; il rend les hommes idolâtres d'eux-mêmes, et les rendroit les tyrans des autres, si la fortune leur en ouvroit les moyens » ; « de la métamorphose » ; « et il y conçoit » ; « il en forme même quelquefois de si monstrueuses » ; a n'avoir plus d'envie de courir quand il se repose » ; « a une magie qui lui est propre »; « timide et audacieux, etc.1 »; « qui le* tournent et le dévouent pour l'ordinaire à la gloire, ou aux richesses, ou aux plaisirs; il en change »; « et outre les changements qui lui viennent des causes étrangères » ; « de son propre fonds, car il est naturellement inconstant de toutes manières : il est inconstant d'inconstance » ; « et on le voit quelquefois travailler avec la dernière application, et avec des travaux incroyables, à » ; « nuisibles, et qu'il poursuit seulement parce qu'il les veut. Il est bizarre » ; 0 il vit partout, il vit de tout, et il vit de rien »• 0 il passe même dans le parti des gens de piété qui lui font la guerre » ; « il se hait lui-même, avec eux5 il conjure sa perte, il travaille même à sa ruine »; « 11 ne faut donc pas s'étonner s'il se joint à la plus sévère piété, et s'il » ; a quand on pense qu'il quitte son plaisir, il le change seulement en satisfaction, et lors même qu'il»; « on le retrouve dans le triomphe de sa défaite », et « trouve dans la violence de ses vagues continuelles une ».

Ms. i663. — Conforme au texte définitif, sauf ces variantes (dont la plupart sont, sans les fautes, dans le manuscrit autographe) : « Il ne repose jamais hors de soi »; « On ne peut en sonder la profondeur »; a il en forme quelquefois de si monstrueuses » ; « n'avoir plus d'envie de courir quand il se repose » ; « a une magie qui lui est propre » ; « un (sic) peu de temps et sans effort » ; « plutôt que par les beautés et par le mérite »; « que c'est après lui-même qu'il court, lorsqu'il suit les choses qui sont à son gré. Il est tout le contraire » ; « timide et audacieux, etc. j; « qui le tournent et le dénouent (sic) pour l'ordinaire à la gloire, et aux richesses ou aux plaisirs » ; « et outre les changements qui lui viennent des causes étrangères » ; « de légèreté d'amour, de nouveautés » ; « travailler avec la dernière application, et avec des travaux incroyables, à j ; « et conserve sa fierté » ; « il vit partout, il vit de tout, et il vit de rien, et il s'accommode » ; « il passe même dans le parti des gens de piété q'ui lu: font la guerre » ; « et, pourvu qu'il soit, veut bien être son ennemi » ; « I' ne faut donc pas s'étonner s'il se joint à la plus sévère piété, et s'il »j

1. L' « etc. » est dans ce manuscrit, ainsi que dans la copie de i663.

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