DCXXXI
Ms. aut. — De plusieurs actions diverses que la fortune arrange comme il lui plait, il s'en fait plusieurs vertus.
1. Dans îe manuscrit autographe et dans la copie de 166'J, ce commencement est déjà plus hnut, comme maxime distincte, sous cette forme : « La vérité est le fondement et la justification de la (sa, l663) beauté. »
2. « Ses » est écrit en interligne, au-dessus de « les » biffé.
MAXIMES INEDITES. 5|
MAXIMES INEDITES,
•FOURNIES PAR LES TROIS TEXTES ANTÉRIEURS A L'ÉDITION DE l665, LA I™ DONNÉE
PAR L'AUTEUR
Le manuscrit autographe (de Liaucourt) contient une maxime inédite (c'est son n0a37); la copie de i663,une aussi, qui se retrouve dans l'édition hollandaise de 1664 (ce sont les nos 2 de celle-là et 6 de celle-ci); sept autres sont propres à l'édition de 1664 (ce sont ses n°" 108, 109, 110, i53, i54, i55 et i56).
Manuscrit autographe (de Liancourt).
Il est difficile de comprendre combien est grande la ressemblance et la différence qu'il y a entre tous les hommes.
Copie de i663 et édition de 1664.
Si on avoit ôté à ce qu'on appelle force, le désir de conserver et la crainte de perdre, il ne lui resteroit pas grand'chose.
Edition de 1664.
La familiarité est un relâchement presque de toutes les règles de la vie civile, que le libertinage a introduit dans la société, pour nous faire parvenir à celle qu'on appelle commode.
C'est un effet de l' amour-propre, qui, voulant tout accommoder à notre foiblesse, nous soustrait à l'honnête sujétion que nous imposent les bonnes mœurs, et, pour chercher trop les moyens de nous les rendre commodes, les fait dégénérer en vices.
Les femmes ayant naturellement plus de mollesse que les hommes, tombent plus tôt dans ce relâchement, et y perdent davantage ; l'autorité du sexe ne se maintient pas; le respect qu'on lui doit diminue, et l'on peut dire que l'honnête y perd la plus grande partie de ses droits.
La raillerie est une gaieté agréable de l'esprit, qui enjoué la con-
5a APPENDICE DU TOME I.
versation, et qui lie la société, si elle est obligeante, ou qui la trouble si elle ne l'est pas.
Elle est plus1 pour celui qui la fait, que pour celui qui la souffre.
C'est toujours un combat de bel esprit, que produit la vanité : d'où vient que ceux qui en manquent pour la soutenir, et ceux qu'un défaut reproché fait rougir, s'en offensent également, comme d'une défaite injurieuse qu'ils ne sauroient pardonner.
C'est un poison qui, tout pur, éteint l'amitié et excite la haine, mais qui, corrigé par l'agrément de l'esprit et la flatterie de la louange, l'acquiert ou la conserve ; et il en faut user sobrement avec ses amis et avec les foible*