La Rochefoucauld, par A. Vinet. Paris
In-8°. — Moralistes des seizième et dix-septième siècles; pages 186 à a32 : voyez ci-dessus, n° 8.
11. — Réflexions, Sentences et Maximes morales de la Rochefoucauld (par Silvestre de Sacy). Paris, Didier, 1 858.
Variétés littéraires, morales et historiques, 1 vol. in-8° (tome Ier, p. 319-334).
|2. — Notice historique sur le duc de la Rochefoucauld, par Edouard de Barthélémy, i863.
En tète des Œuvres inédites de la Rochefoucauld. Paris, Hachette et C'% i863, in-8° : voyez ci-dessus, p. 141, n° 7.
i44 APPENDICE DU TOME I.
13. — Etude sur la Rochefoucauld, par M. Alexis Doinet, t865.
En tête de l'édition des OEuvres, Paris, Chaix, i865, in-8° : voyez ci-dessus, p. 141, n° 8.
14. — Étude sur la Rochefoucauld, par M. Emile Deschanel, 1866.
En tête de la Rochefoucauld : Maximes et Réflexions morales, Paris, 1866, in-3a : voyez ci-dessus, p. i3i, n° 63.
15. — La Rochefoucauld, par G. Levavasseur. Paris, Douniol, 187 1.
In-8°. — Publié, a l'occasion de notre tome I, dans le Correspondant des 10 et 23 septembre 187 1, tome lxxkiv, p. 318-934, et p. io23-io3c).
16. — Notice sur le duc de la Rochefoucauld et le caractère de ses écrits. Signée A. S[aucier].
En tête de l'édition de Tours, de 1875 : voyez ci-dessus, p. 142, n° 10.
17. — La première édition des Maximes de la Rochefoucauld imprimée par les Elzevier en 1664. Notice bibliographique par M. Alph. Willems. Bruxelles, G. A. Van Trigt, 1679.
Grand in-8°. — Voyez ci-dessus, p. 53-6o, la section III de cet
18. — Œuvres de la Rochefoucauld. — Compte rendu, avec la reproduction dans leur forme originale inédite, de deux lettres de l'auteur des Maximes, par M. le marquis de Granges de Surgères. Nantes, V. Forest et E. Grimaud, 1881.
Ces lettres sont les n08 65 et 114 de notre tome 111, lre partie, p. 148 et 223.
19. — Les portraits du duc de la Rochefoucauld, auteur des Maximes. Notice et Catalogue, par le marquis de Granges de Surgères. Avec deux portraits inédits gravés par Ad. Lalauze. Paris, Damascène Morgand et Charles Fatout, 1882.
20. — Traductions en langues étrangères des Réflexions ou Sentences et Maximes morales de la Rochefoucauld. Essai bibliographique par le marquis de Granges de Surgères. Paris, chez Léon Techner, i883.
Voyez, au sujet de cet opuscule, un article de M. Ëm. Picot, dans le numéro du a3 avril i883 (p. 333-334) de la Revue critique.
21. — La première édition des Maximes de la Rochefoucauld. Étude bibliographique et littéraire, par M. F. -A. Aulard, i883.
Bulletin mensuel de la faculté des lettres de Poitiers, numéro de janvier.
Addition supplèmenlaire au tome I.
L'impression achevée, nous nous hâtons de combler encore, avant la publication, une lacune du commentaire. On lit, au tome I, p. 363-365, dans le Discours qui a paru en tète de la ire édition donnée par la Rochefoucauld du recueil des Maximes (i665) et que nous avons reproduit en appendice, deux fragments, l'un de six (dans notre texte), l'autre de huit vers, tirés, dit une note imprimée en marge dans ladite édition, des Entretiens solitaires de Brebeuf.
M. Gilbert avertit en note, au sujet de ces vers, qu'il les a inutilement cherchés dans Brebeuf.
M. Aulard, que nous avons déjà eu occasion de citer (ci-dessus, p. vu, note 2), a mieux cherché et a trouvé. Dans un premier article inséré au Bulletin mensuel de la Faculté des lettres de Poitiers, de janvier i883, il avait, en appuyant sa supposition de raisons tout au moins très-spécieuses, conjecturé que le Discours préliminaire avait été corrige par la Rochefoucauld, et qu'on pouvait lui faire honneur de certains « passages excellents. » De plus il était bien tenté de croire, se fondant sur la note de M. Gilbert, que l'auteur des Maximes avait lui-même fait les vers, qu'il donnait faussement pour l'œuvre du traducteur de la Pharsale. Ce qui aurait pu, en ce cas, étonner, c'est qu'il fût allé jusqu'à indiquer l'écrit d'où il prétendait les tirer. Mais il n'y a nulle supercherie : M. Aulard, comme nous venons de le dire, a trouvé les vers dans l'ouvrage cité, et, dans un nouvel article du Bulletin, de novembre i883, intitulé Brebeuf et la Rochefoucauld, et fort intéressant à lire tout entier, il attribue, avec vraisemblance, à celui-ci, non plus les vers mêmes, mais, pour le second fragment surtout, d'importantes modifications « qui attestaient, sinon un grand talent, du moins une oreille juste et une main habile, » et donnaient « à Brebeuf plus d'barmonie et aussi plus de vigueur dans la pensée et de fermeté dans la forme. »
Voici les vers de Brebeuf, tels qu'ils se lisent au chapitre xxvrne et dernier1 de l'édition originale des Entretiens solitaires2. On verra, en les com-
1. Et non chapitre xvin, comme on a imprimé par mégarde dans l'article de M. Aulard. 11 y faut aussi corriger, au second des vers du premier fragment, « la nature, » en a de nature ». La Rochefoucauld n'a pas substitué l'article à la préposition.
2. L'édition originale a pour titre : Entretiens solitaires on Prières et Méditations pieuses, en vers françois, par M. de Brebeuf. Imprimez à Rouen et se vendent à Paris, chez Antoine de Sommaville.... M.DC.LX. ln-12 de XL-228 pages. Le chapitre d'où sont tirés les vers est intitulé : « Des sujets que nous avons de nous mépriser. » — L'ouvrage a été réimprimé en 1666, 1669, 1670, 1671. Dans l'édition de 1660, les Entretiens ne sont divisés qu'en chapitres; dans les suivantes, au moins à partir de 1669 (nous n'avons pu voir celle de 1666), ils se partagent en livres, et l'ordre des poésies est changé : nos vers y sont au chapitre vi du livre I, p. 45.
i46 APPENDICE DU TOME I.
parant aux vers du Discours réimprimés dans notre tome I, aux pages indiquées, que l'auteur des retouches, et nous aimons vraiment à croire, avec M. Aulard, que c'est la Rochefoucauld, en a usé fort librement avec le poëte qu'il citait. Pour faciliter la comparaison, tout ce qui a été changé est imprimé en italique :
Ton esprit (dit Brebeuf)
Quitte le Créateur, cherche la créature,
Au bien qu'il semble aimer fait changer de nature,
Et sous ce faux amour dont il s'est revêtu,
Il devient criminel même par sa vertu.
Douze vers plus loin :
L'intérêt des honneurs, des biens ou des délices, Produit seul ta vertu comme il produit tes vices, Et tant que ses conseils guident tes actions, Le Ciel n'a point de part à tes affections : Peut-être autant de fois qu'on admire ses forces A combattre le vice et vaincre ses amorces, Au gré de cet amour et subtil et caché Un péché se détruit par un nouveau péché.
ADDITIONS ET CORRECTIONS
ADDITIONS ET CORRECTIONS