‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 53 sur 469 · Ibidem, p. 5i5, lettre du icr mars · texte numérisé non relu

Ibidem, p. 5i5, lettre du icr mars

3. L'Homme cl son image; les Lapins : voyez ci-après, p. 3gg et 4oo.

![. Mme de Sévigné, lettre du i3 mars 1G71, tome II, p. io4- — Sur l'affection de la Rochefoucauld pour Mme de Grignan, l'intérêt qu'il semblait lui porter, voyez particulièrement les lettres du Ier, du 17 et du 22 avril 1671, tome II, p. 137, p. 175 et p. 180; et celles du 16 mai 1672, tome III, p. 73 et 7/I ; du 6 novembre 1673, ibidem, p. 264 ; et du 26 mars 1680, tome VI, p. 328.

b. Lettre du i5 décembre 1673, tome III, p. 3i5 et 3i6.

G. Voyez les Mémoires de Gourville, p. 4o2 et £o3.

SUR LA ROCHEFOUCAULD. Lxxxr

« avec un coup de baguette..., sortir de terre » d'admirables soupers1.

A Saint-Maur se rattachent quelques pages des Mémoires de Gourville-, vraiment plaisantes à lire, et où revient plusieurs fois le nom de notre duc. Ce sont celles où il raconte ses démêlés avec Mme de la Fayette, dont nous avons dit un mot ci-dessus3. Avant obtenu de Monsieur le Prince la capitainerie de Saint-Maur, où celui-ci n'allait plus jamais, Gourville se préparait à l'accommoder. A ce moment, nous raconte-t-il, « Mme de la Fayette, après avoir été s'y promener, me demanda d'y aller passer quelques jours pour prendre l'air. Elle se logea dans le seul appartement qu'il v avoit alors, et s'y trouva si à son aise, qu'elle se proposoit déjà d'en faire sa maison de campagne. De l'autre côté de la maison il y avoit deux ou trois chambres...; elle trouva que j'en avois assez d'une quand j'y voudrois aller, et destina, comme de raison, la plus propre pour M. de la Rochefoucauld, qu'elle souhaitoit qui y allât souvent. » Bref, elle fit à Saint-Maur un établissement si complet, y disposant à son gré des meubles, et y recevant société nombreuse, que Gourville, piqué, crut lui devoir rappeler, à la fin, que c'était à lui, non à elle, qu'on donnait la capitainerie. « Elle ne me l'a jamais pardonné, ajoute-t-il, et ne manqua pas de faire trouver cela mauvais à M. de la Rochefoucauld. Mais comme il lui convenoit que nous ne parussions pas brouillés ensemble, elle étoit bien aise que j'allasse presque tous les jours passer la soirée chez elle avec M. de la Rochefoucauld. »

A partir de 1671, époque où Segrais quitte le service de Mademoiselle et le Luxembourg, pour aller demeurer chez Mme de la Fayette, la liaison du duc et de la comtesse se resserre encore et devient, à proprement dire, une vie à deux. Mme de la Fayette n'a plus qu'une pensée, achever de reformer le cœur de la Rochefoucauld1, le faire revenir de ses

1. Lettre du 8 juillet 1672, tome III, p. i4o et i4i ; et lettre du i5 octobre 1676, tome V, p. 102.

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