‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 73 sur 469 · Capitaine au régiment d'infanterie de la Reine · texte numérisé non relu

Capitaine au régiment d'infanterie de la Reine

DE LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. cix

père v est fort nuisible ; car sa présence réveille beaucoup de factieux endormis, qu'il visite et dont il est visité sous prétexte de chasse et de divertissement. On dit qu'on veut donner une pareille permission à M. de la Rochefoucauld ; si cela est, je ne réponds pas d'Angoulême, n'y ayant que des bourgeois pour garder la ville, qui sont si las de ce métier que, quelque rigueur dont je me serve, je ne les y puis plus obliger, n'y ayant quelquefois que trois ou quatre bourgeois à la garde : de sorte que le voisinage de M. de la Rochefoucauld et de M. de Marcillac est plus dangereux pour cette ville que celui d'une armée ennemie : car le bruit de celle-ci obligeroit les habitants à se tenir sur leurs gardes par la peur qu'elle leur feroit, à quoi ces deux Messieurs ne les obligeroient pas, faisant semblant de ne s'occuper qu'à la chasse, outre que, si les ennemis entroient en ce pays par quelque endroit, ces gens ici se pourroient servir de l'occasion, durant qu'on s'opposeroit à cet orage. Ainsi, Monsieur, la demeure de personnes aussi suspectes que celles-là dans leurs maisons ne peut être que trèspernicieuse au service du Roi, et je vous conjure de faire révoquer celle du fils et refuser celle du père. Ce n'est point mon intérêt qui me fait parler en ceci, car j'ai toute ma vie été leur ami ; mais

c'est le service du Roi, au prix duquel je ne considère personne »

(Lettre du marquis de Montausier à le Tellier, du i/J novembre i652.

— Dépôt de la guerre, vol. i34, pièce n° 371. — Publiée dans les Souvenirs du règne de Louis XIV, par M. le comte de Cosnac, tome V, p. ia5-i3i )

« Je vous conjure. Monsieur, de ne pas négliger ce que je vous ai mandé par ma précédente touchant la permission qu'on a donnée à M. de Marcillac de demeurer en ce pays-ci et de celle qu'il dit que Monsieur son père a d'en faire de même. Rien n'est plus dangereux en ce pays-ci que cela ; c'est pourquoi je vous en rafraîchis la mémoire. »

(Post-scriptum d'une lettre du même au même, du 18 novembre i652.

— Dépôt de la guerre, vol. i34, pièce n° 382. — Publiée ibidem, p. i34-i37.)

Le volume 1 36 du Dépôt de la guerre contient (fol. 336 v°-3<44 v°) une pièce du 12 novembre i652, intitulée :

« Déclaration du Roi contre les princes de Condé, de Conty, la duchesse de Longueville, le duc de la Rochefoucauld, le prince de Talmont et leurs adhérents. »

hôtel de la Rochefoucauld (rue de Seine1). (Voyez ci-dessus, p. lxxi, note 3.)

« Cette maison a appartenu autrefois à Henri de la Tour, prince de Sedan, duc de Bouillon, vicomte de Turenne et maréchal de France2. Roger du Plessis, marquis de Liancourt, duc de la Roche- Guyon, pair de France, connu sous le nom de duc de Liancourt, chevalier des ordres du Roi, premier gentilhomme de sa Chambre, l'acheta ensuite et l'occupa jusqu'à sa mort3 ; mais Henri-Roger du Plessis, son fils unique, étant mort avant lui et n'ayant laissé qu'une fille unique, nommée Jeanne-Charlotte du Plessis-Liancourt, que son grand-père maria, le i3 novembre i65g, à François de la Rochefoucauld, septième du nom, elle apporta à son mari cet hôtel et toute la succession du duc de Liancourt, son grand-père ; ce qui a fait prendre à cette maison le nom d'hôtel de la Rochefoucauld. La porte principale est sur la rue de Seine, et ne donne pas une grande idée de la maison ; cependant elle est grande, et est décorée d'une architecture dorique en pilastres, tant du côté de la cour, que du côté du jardin. On voit dans cet hôtel plusieurs tableaux qui viennent du duc de Liancourt. On y admire surtout un Ecce homo, d'André Solario, qui est regardé comme un tableau inestimable. » (Piganiol de la Force, Description historique de la ville de Paris, 1765 ; tome VIII, p. i84 et i85.)

« Hôtel Dauphin, de Bouillon, de Liancourt et de la Rochefoucauld, aboutissant rue Bonaparte.

« Cet hôtel occupait l'emplacement de deux propriétés contiguës, qui bordaient la rue de Seine, et dont la première contenait un demi-arpent. Après avoir appartenu à Charles de Magny, « ca- « pitaine de la porte du Roi, » elle était, dès i538, à François Bas-

1. Dans la partie où s'ouvre maintenant la rue des Beaux-Arts. Nous donnons dans YAlbum la copie d'une gravure représentant la façade de l'hôtel qui fut et se nomma, de i65g à 1718, 1' « hôtel de la Rochefoucauld ».

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