‹ Œuvres de Lagrange (volume 3)Chapitre 63 sur 102 · LAGRANGE A SON FRÈRE · texte numérisé non relu

LAGRANGE A SON FRÈRE

(Fragment.)

Ma santé est toujours assez bonne, ainsi que celle de ma femme. Je vous prie d'embrasser de ma part tous mes amis et de leur donner de

(') Fragmenl communique par M. le marquis Josepli Campori, de Modène.

mes nouvelles. Conservez-moi votre tendre amitié et comptez toujours sur la mienne; je vous suis entièrement dévoué pour la vie.

Votre très humble el très obéissant serviteur, De Lac.ranoe.

Adresse : A Monsieur l'avocat De Lagrange, à Turin.

LAGRANGE A (')

Paris, Ti. brumaire

J'ai été bien flatté, mon cher compatriote et ami, de recevoir des marques de votre souvenir par la lettre dont vous venez de m'honorer; et je suis, on ne peut pas plus reconnaissant de l'intérêt que vous prenez à ma famille. Le ministre Chaptal i^) m'a dit qu'on lui avait mandé que mon frère avait refusé la place qu'on lui avait offerte : je lui ai expliqué la chose, et il m'a promis de renouveler ses instances pour lui en faire obtenir une convenable à sa situation et aux longs services de notre famille.

Je vous serai bien obligé de le voir d(> ma part, de lui dire qu(^ j'ai reçu ses dernières lettres, et que je lui répondrai lorsque j'aurai quelque chose d'intéressant à lui mander; qu'il faut qu'il prenne un peu patience, et surtout qu'il évite de se faire des ennemis par des indiscrétions.

Je vous prie de vouloir bien témoigner à votre collègue le comte Bossi toute ma sensibilité pour la part qu'il veut bien prendre à cette affaire, qui me tient à cœur comme si elle me regardait personnelle-

(') Communication de M. Borl)oncso, secrétaire du Musée civique de Turin. (2) Cliaptal fui Ministre de l'Intérieur d'octobre 1800 à décembre 1804.

LETTRES ET PIECES DINEUSES. 30. i

iJKMit. Agréez mos salutations romplios dVslinio, d'amitié et de rocoii-

iiaissancc.

Lackange.

LAGRANGE A

Paris, Xi. juillet (^').

J'ai l'honneur de renvoyer à mon illustre Collègue ce premier volume, dont la lecture m'a beaucoup intéressé et me fait désirer la suite. Je le prie d'agréer toute ma reconnaissance et l'hommage de mes sentinieiils les plus distingués.

LACUANdi:.

LAGRANGE A DE GRDFALDI (2).

Paris, 25 mars i8o6.

Monsieur,

Je suis infiniment sensible à la distinction flatteuse dont l'Académie Napoleone vient de m'honorer en m'admettant au nombre de ses membres. Je vous prie de vouloir bien vous charger de m'acquitter auprès d'elle, et de présenter à son auguste fondatrice (^) l'hommage de ma profonde reconnaissance. Je voudrais bien pouvoir répoudre à l'invitation de cette illustre Compagnie en lui envoyant quelque chose digne d'elle, mais je ne suis plus occupé que de revoir et de corriger mes anciens Ouvrages, pour les rendre moins indignes de l'attention des savants.

( '; Comnmnicalion de M. Borbonesc.

(2) Extrait de l'Ouvrage rarissime du D'' Angclo Bertacchi : Stona deW Accadtmia Luccliesc. Lucca, Tipografîa Giusti, i88i. Tome I, page 278 (Note de M. Charles Henry).

(3) Élisa Bonaparte, femme de F. -P. Bacciochi. Son frère Napoléon l'avait créée en i8o5 princesse de Piombino, puis de Lucqucs. Elle devint ensuite grande-duchesse de Toscane.

Recevez, Monsieur, tous mes remerciements, et l'assurance des vifs sentiments d'estime et de considération que vous m'avez inspirés el avec lesquels j'ai l'honneur de vous saluer.

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