CB I
<p'^— I, Ai' zzz X et -7-/= î
comme précédemment.
Soit encore l'équation
y- -h X- — lax -4- fi- — b-= o,
qui est à un cercle dont le rayon = b, et dont le centre est dans l'axe
des abscisses à la distance a de leur origine.
La dérivée sera
yy -h X — a = o,
d'où l'on tire
de là on aura, par les substitutions,
Si maintenant on prend les dérivées de ç et 'h, on aura
(j>' = I + j'2 -1- yj", iL' = j' y/ 1 -H j'^ +
et de là
Si l'on ne prenait les dérivées ç' et ^j;' que relativement à y' , on aurait
donc
comme ci-dessus.
On pourrait prouver, par une analyse semblable, que les fonctions de X, y, y et y, qui expriment les valeurs des quantités a, h, c, tirées
d'une équation
et de ses deux dérivées
dans lesquelles ces quantités sont traitées comme constantes, ont des dérivées dont les rapports sont indépendants de la fonction tierce j'",
et qui sont les mêmes que si l'on ne prenait ces dérivées que relativement à la fonction seconde y", parce qu'en désignant ces fonctions par
les trois équations
où a, b, c seraient des constantes arbitraires, seront les trois primitives d'une même équation du troisième ordre, telle que
à laquelle les dérivées de ces équations devront par conséquent satisfaire; et de même pour les fonctions du même genre des ordres supérieurs. Mais on peut s'en convaincre encore d'une manière plus directe que voici :
En dénotant simplement par 9 et 6 les fonctions (f[x,y,y),'\i{x,f,y), qui expriment les valeurs des constantes a et b tirées de l'équation
et de sa dérivée
il est clair que l'équation
sera identique; que, par conséquent, sa dérivée
F'(^,j) + (p'F'(o) + 4/'F'(^) = o aura lieu d'elle-même; mais on a déjà
¥'[x,f) = 0; donc on aura séparément l'équation
laquelle donne
^' — F'(cp)*
Or, comme «p et tj; ne contiennent que ce, y et y', il est visible que la valeur de j-, ne sera qu'une fonction du premier ordre.
Ainsi, dans le dernier exemple, où
F [x, y, a, b] ^= y- -h X- — lax -+- a-— b"^,
si l'on change a en 9, et b en '\i, on aura
F[x,y,cfi,^)=:y--+-x^—'}.xcf-{-<^-~^-; donc
par conséquent
^t cp — X
comme nous l'avons trouvé par une autre voie.
De même, si ç, '\i, 'i sont les fonctions àex, y, y' et y" qui expriment les valeurs des constantes a, b, c, tirées de l'équation
F{x,y,a, b,c] = o et de ses deux dérivées
en substituant ces fonctions à la place de a, b, c, on aura des équations identiques, dont, par conséquent, les dérivées auront lieu aussi. On aura donc, en premier lieu,
et, par conséquent aussi,
F'(^, y) + cp' F'(<p) + y F'(^) + I' F(^) = 0; mais on a déjà
donc on aura l'équation
Ensuite, comme l'équation
contient, outre les quantités ^, r, y', les trois fonctions o, (L» 'i< si on la dénote par/(^, j, r'i ?. ^. E)» on aura l'équation identique
et, par conséquent, la dérivée
mais on a déjà
puisqu'il est visible que/'(^, j,y) est la même chose que Y"{a:,y); donc on aura aussi l'équation
Si l'on combine cette équation avec la précédente, il est clair que, puisque les quantités o', <\i', E' n'y sont qu'à la première dimension, et en multiplient tous les termes, il est clair, dis-je, qu'on en tirera les
valeurs de ~ et de j, en fonctions des quantités x, y, y', çp, (j' et E; de
sorte que ces fonctions ne passeront pas le second ordre, et ainsi de suite.
Si les fonctions ç et '\i exprimaient les valeurs des constantes a et /> tirées de l'équation du premier ordre
et de sa dérivée
ces fonctions seraient alors du second ordre; et l'on trouverait, par le même raisonnement, que le rapport j-, de leurs dérivées serait exprimé
également par — p,'*^ ? de sorte que ce rapport serait une fonction du
second ordre, et, par conséquent, du même ordre que les fonctions o
et ^.
2iO LEÇONS SUR LE CALCUL
En général, il résulte de l'analyse précédente que, si (p, '^, l, ... sont des fonctions d'un ordre quelconque, qui expriment les valeurs des constantes a, b, c, . . ., tirées d'une équation en x, y, y', y", . . ., a, b, c, . . ., et de ses dérivées successives, les dérivées de ces fonctions auront toujours entre elles des rapports du même ordre que les fonctions elles-mêmes.
Je dis maintenant que, si des fonctions quelconques de a:, y, y', y", . . . sont telles que leurs dérivées aient entre elles des rapports du même ordre que les fonctions elles-mêmes, c'est-à-dire, dans lesquels il n'entre que des fonctions dérivées de y du même ordre, ces fonctions pourront toujours exprimer les valeurs d'autant de constantes tirées d'une équation primitive et de ses dérivées successives; et il sera alors facile de retrouver cette équation primitive génératrice.
Car, si l'on désigne par ç, ij;, E, ... les fonctions dont il s'agit, et que M, N, . . ., soient les valeurs des rapports des dérivées <\i', c', ... à la dérivée 9', ces valeurs étant, par l'hypothèse, des fonctions du même ordre que les fonctions données 9, i];, E, ..., on aura donc les équations
^' = Mo', r=:N(p', ....
Supposons
on aura donc aussi
donc
a, b, C, ... étant des constantes.
Ces différentes équations seront donc autant d'équations primitives de la même équation
puisqu'elles ont lieu en même temps qu'elle; par conséquent, en éliminant de ces mêmes équations
<? = «, 4' = ^» i = c. — les plus hautes fonctions dérivées de la variable y, on aura une équa-
DES FONCTIONS. 2i3
tion primitive d'un ordre inférieur, qui contiendra les constantes a, h, c, . . ., et qui sera l'équation primitive génératrice de la forme
d'où résultent les fonctions 9, i|/, E, . . ., en les prenant pour les valeurs des constantes a, h, c, .. ., tirées de cette équation et de ses dérivées successives
Ainsi, si l'on avait entre ces fonctions une équation quelconque
et que l'on reconnût que leurs dérivées cp', ■^' , ç', ... ont entre elles des rapports du même ordre que ces fonctions, on aurait tout de suite les équations primitives
et de là l'équation primitive principale
Fl'^.r»/./'» •••»«> ^»c, ...) = o,
dans laquelle les constantes a, h, c, . . . seraient arbitraires, hors
une, qui devrait être déterminée par l'équation donnée, laquelle se
réduit alors à
On aurait ensuite l'équation primitive singulière par les méthodes exposées plus haut.
Par exemple, si l'on proposait l'équation du premier ordre
(^{x-hyy',ysJi-^y'-') = o,
sans qu'on sût que les deux quantités qui sont sous la fonction peuvent exprimer les constantes tirées d'une équation primitive et de sa dérivée, on examinerait d'abord leurs dérivées, qui sont
rr'r" .
, | j'2 1 yy Ql j' ^/, | y 2 |
comme celle-ci se réduit k -^ -^ .r+^^ZJ- , on voit d'ai:)or(l que son
rapport à la première sera exprimé simplement par -r - ;■? sans que
la fonction seconde y" puisse y entrer. On est donc assuré par là que les deux fonctions x -hyy' et y \/i + j'^ peuvent provenir d'une équation primitive qu'on trouvera en faisant les deux équations
et éliminant y', ce qui donne celle-ci
laquelle coïncide avec celle d'où nous avions déduit les expressions de a et b dans le dernier exemple.
Maintenant l'équation proposée deviendra simplement
par laquelle on déterminera b en a; de sorte que l'équation précédente ne contiendra plus que la constante arbitraire a, et sera alors la primitive complète de la proposée.
On pourra tirer de là la primitive singulière, en éliminant a au moyen de la dérivée prise par rapport à a seul, suivant la méthode de la Leçon quinzième, ou bien il n'y aura qu'à éliminer y' de la proposée, au moyen de sa dérivée prise par rapport à y' seule, comme nous l'avons vu plus haut relativement aux équations de ce genre.