SUR LES SINSULARITËS DE3 GOURBBS OS QUATRIÈME CLASSE. J
je m'appuierai sur la proposilion suivante (Mémoire de Géométrie analytique, n" 38) :
Si, par les cinquante-deux points singuliers d'une courbe de quatrième classe R, on fait passer une courbe quelconque du dixième ordre, cette courbe rencontre K en seize points distincts des points singuliers; les tangentes menées â K en ces seize points touchent une courbe de quatrième classe.
Puisque les vingt-huit points 3 sont une courbe du sixième ordre C, l'ensemble des courbes S et C détermine une courbe du
dixième ordre passant par les cinquante-deux points singuliers; S ne rencontre d'ailleurs K qu'en ses points de rebroussement; par suite, en vertu du théorème précédent, les tangentes menées à K aux points où cette courbe est coupée par C (abstraction faite des points doubles) forment un polygone Q dans lequel on peut inscrire une infinité de courbes de quatrième classe.
U'= o désignant l'équation mixte d'une quelconque des courbes inscrites dans ce polygone, on aura nécessairement
2SJ — 3TI = SW, d'où
S(aJ - W)= 3TI,
et par suite, en désignant par ji un facteur numérique,
S = 3iil et T = ^(aJ-W).
Considérons maintenant la courbe de qualrlcme classe
U-3[iU'=o,
inscrite évidemment dans le polygone Q; l'invariant I relatif à cette courbe et à K est égal à S — 3 [j.1 et, par suite des relations précédentes, il est identiquement nul.
Les courbes déterminées par les équations
constituent donc un couple harmonique et la proposition est com plètement démontrée.