PREMIÈRE PARTIE, LIVRE QUATRIÈME
Si Ton suppose ces deux astres en conjonction ou en opposition, dans l'équateur, et e=3, on aura o"'%o7532, pour le plus grand espace qu'une molécule d'air parcourt dans Tintervalle d'une seconde, en vertu de leurs actions réunies; or il paraît impossible de s'assurer, par l'observation, de l'existence d'un vent aussi peu considérable dans une atmosphère d'ailleurs très-agitée : mais il n en est pas ainsi des variations barométriques, vu surtout l'extrême précision dont les observations du baromètre sont susceptibles : ces variations qui , comme nous l'observons dans les hauteurs des marées, peuvent être considérablement accrues par les circonstances locales, méritent toute l'attention des observateurs.
Nous ignorons jusqu'à quel point les petites oscillations que l'action du soleil et de la lune excite dans l'atmosphère peuvent modifier les mouvements produits par les causes diverses qui agitent un fluide aussi mobile et dans lequel, à raison de cette grande mobilité, une cause très-légère peut être la source de changements considérables. L'observation peut seule nous instruire à cet égard : nous observerons seulement que si l'atmosphère recouvrait immédiatement le noyau solide de la terre, les équations difiFérentielles de son mouvement seraient, par ce qui précède, les mêmes que celles de la mer, en lui supposant partout une même profondeur; or on a vu, dans le n"* 8, que les oscillations de la seconde espèce, les seules qui dépendent de la différence entre les déclinaisons boréales et australes du soleil et de la lune, disparaissent: ces oscillations disparaissent encore, ou, du moins, sont presque insensibles, lorsque l'atmosphère recouvre une mer dans laquelle ces oscillations sont nulles ou trèspetites, ainsi que cela a lieu dans nos ports; le signe de la dédinaison des deux astres n*a donc pas d'influence sensible sur les modifications de l'atmosphère.