TOME V
Pour une raolécnle'A' du second gaz, infiniment voisine de A, l'équation du mouvement sera
o ==. c'. XÏ^ . dP^ R'. ÔX'-H S'. êY-hT. iZ'
et ainsi de suite. Toutes ces équations sont différentes si c, c, etc. sont diiTérents. Relativement aux gaz azote et oxygène, éléments de notre atmosphère, c et c sont peu différents. Les molécules des divers gaz se sépareraient dans l'état de mouvement si elles n'étaient pas retenues par des forces incomparablement plus puissantes que les forces qui accélèrent leurs mouvements. Daas les corps solides, eeis forces sont les attractions mutuelles de leurs molécules, qui font quelles s entraînent réciproquement* Dans les gaz, ces forces sont celles qui dépendent des premières puissances de X, y, z dans l'analyse précédente, et qui se détruisent mutuellement dans l'état d'équilibre et d'un mélange complet des divers gaz. Ces forces, par la nature de la fonction <p(/), sont incomparablement plus grandes que les forces accélératrices du mouvement, et qui dépendent des carrés de Xy y, z . Elles renaîtraient pour peu que les molécules des divers gaz se sépalassent, et par là elles s'opposent à leur séparation, comme dles établissent l'équilibre stable du mélange, en répandant les molécules des divers gaz suivant la même proportion dans toutes les parties de ce mélange. On peut donc, dans l'état de mouvement, considérer comme molécule du mélange un groupe infinimtot petit des molécules des divers gaz, dans lequel ces molécules sont en même proportion que dans le mélange total; et l'on peut supposer les molécules de chaque groupe liées fixement entre elles. C'est aux forces dont je viens de parler qu'est due Téquation de continuité dans le mouvement des fluides.