‹ Œuvres de Laplace (volume 4)Chapitre 257 sur 303 · LIVRE SEIZIEME · texte numérisé non relu

LIVRE SEIZIEME

M. Burg, en adoptant cette inégalité dans ses tables, détermina par les observations son coefficient, qu'il trouva d'environ i5" sexagésimales. J'ai reconnu ensuite que l'ellipticité du sphéroïde terrestre produit une inégalité dont la période est à peu près la même que la précédente, et qui est proportionnelle au cosinus de la longitude du périgée lunaire, plus deux fois celle du nœud, moins la longitude du périgée solaire. Mais le coefficient de cette inégalité parait être aussi petit que celui de l'inégalité dont je viens de parier. Enfin j'ai trouvé que s'il existe une différence entre les deux hémisphères terrestres, elle doit produire une inégalité lunaire proportionnelle au cosinus de la longitude du périgée de la lune, plus deux fois celle du nœud. J'avais indiqué cette inégalité à M. Burkhardt, qui l'a employée dans ses tables, après avoir déterminé son coefficient par les observations. Mais, en soumettant cette inégalité à l'analyse, j'ai vu qu'elle est insensible. Si les observations futures confirment cette anomalie du mouvement lunaire, il sera alors temps d'en rechercher la cause.

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