LIVRE DOUZIEME
les équations (A) donneront
P=ft.(p)\CS (5)
fc.(p).C'=(9).«. (6)
Ces équations sont les mêmes que les équations (3) et (4), relatives à un fluide simple. Elles reviennent à considérer comme molécules du fluide composé un groupe infiniment petit dans lequel les molécules des divers gaz entrent dans le même rapport que dans le mélange entier. C est le calorique contenu dans un gramme de ce mélange, (p) est le poids d'un litre du mélange.
L'air atmosphérique est, comme on sait, composé de quatre difi'érents gaz, savoir, l'azote, l'oxigène, la vapeur aqueuse et un peu d'acide carbonique; on peut donc appliquer à ce fluide composé les équations (5) et (6). On peut encore, dans les vibrations aériennes, considérer l'air comme formé de groupes pareils à ceux que je viens d'imaginer. A la vérité, chaque molécule d'un de ces groupes étant sollicitée par des forces différentes, les molécules devraient, dans leurs mouvements, se séparer; mais les obstacles que les autres groupes opposent à cette séparation suffisent pour les retenir ensemble, en sorte que le centre de gravité de chaque groupe se meut comme si ces molécules étaient liées fixement entre elles; et c'est ainsi que nous les envisagerons dans la suite.
Les équations (5) et (6) donnent
ainsi, la température restant la même, la pression d'un fluide quelconque, simple ou composé, est proportionnelle à sa densité; ce qui est la loi de Mariote.
Les mêmes équations donnent encore, pour un autre fluide simple ou composé,
(p') étant la densité du second fluide , et (^') étant la valeur de [q) relative à ce fluide; on a donc, quelles que soient la pression P et la température u,
Le rapport des densités des deux fluides reste donc toujours le même ; ce qui est la loi de MM. Dalton et Gay-Lussac.