‹ Œuvres de Laplace (volume 4)Chapitre 89 sur 303 · REMARQUE · texte numérisé non relu

REMARQUE

Nous devons faire ici une remarque importante. La chaleur que nous avons désignée par c est la chaleur libre ou sensible d'une molécule, celle qui exerce une action sensible sur le thermomètre. Les physiciens ont été conduits, par les phénomènes, à distinguer dans la chaleur absolue d'une molécule deux parties. Tune sensible sur le thermomètre, l'autre latente ou qui n'exerce sur lui aucune action. En désignant donc par i cette chaleur latente, la chaleur absolue sera c-f-i.

6. Nous avons supposé, dans ce qui précède, que le calorique d'une molécule y était retenu par l'attraction de cette molécule, qui n'éprouvait d'action sensible que par la force répulsive qu'exerce sur ce calorique celui des molécules environnantes. Cependant chaque molécule d'un corps est soumise à l'action de ces trois forces-: i° la force répulsive de son calorique par le calorique des autres molécules; 2° l'attraction de son calorique par ces molécules; 3° l'attraction de la molécule elle-même, soit par le calorique de ces molécules , soit par les molécules mêmes. Sans doute dans l'état aériforme la première de ces forces l'emporte beaucoup sur les autres, mais il est utile de connaître leur influence.

Pour cela j'imagine un parallélipipède vertical d'une longueur

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