LIVRE PREMIER
par les équinoxes aux mêmes instants que le second soleil, et mû sur Téquateur, de manière que les distances angulaires de ces deux soleils à Téquinoxe du printemps soient constamment égales entre elles. L'intervalle compris entre deux retours consécutifs de ce troisième soleil, au méridien, forme le jour moyen astronomique. Le temps moyen se mesure par le nombre de ces retours , et le temps vrai se mesure par le nombre des retours du vrai soleil, au méridien. L'arc de Téquateur, intercepté entre deux méridiens, menés par les centres du vrai soleil et du troisième soleil , et réduit en temps , à raison de la circonférence entière pour un jour, est ce que Ton nomme équation du temps.
Le jour se divise en 2 4 heures, et Ton fixe à minuit son origine. L'heure est divisée en 60 minutes, la minute en 60 secondes, la seconde en 60 tierces, etc. Mais la division du jour en 10 heures, de l'heure en 1 00 minutes, de la minute en 100 secondes, est beaucoup plus commode pour les usages astronomiques , et nous l'adopterons dans cet ouvrage.
Le second soleil que nous venons d'imaginer détermine, par ses retours à l'équateur et aux tropiques, les équinoxes et les solstices moyens. La durée de ses retours au même équinoxe ou au même solstice forme Y année tropique, dont la grandeur actuelle est de 365^,2422419. L'observation a fait connaître que le soleil met plus de temps à revenir aux mêmes étoiles. Vannée sidérale est l'intervalle compris entre deux de ces retours consécutifs : elle surpasse l'année tropique de oJ,oi4i 19. Ainsi les équinoxes ont sur l'écliptîque un mouvement rétrograde ou contraire au mouvement propre du soleil, par lequel ils décrivent, chaque année, un arc égal au moyen mouvement de cet astre dans l'intervalle de oJ,oi4ii9, et par conséquent de l54^63. Ce mouvement n'est pas exactement le même dans tous les siècles, ce qui rend un peu inégale la longueur de l'année tropique : elle est maintenant de 1 y environ plus courte qu'au temps d'Hipparque.