LIVRE QUATRIÈME
nuer, cette somme serait plus petite ; les vents alises produits par la chaleur solaire n'altèrent donc point cette rotation. Le même raisonnement nous prouve que les courants de la mer ne doivent y apporter aucun changement sensible. Pour en faire varier sensiblement la durée, il faudrait un déplacement considérable dans les parties du sphéroïde terrestre. Ainsi une grande masse transportée des pôles à Téquateur rendrait cette durée plus longue; elle deviendrait plus courte si des corps denses se rapprochaient du centre ou de Taxe de la terre. Mais nous ne voyons aucune cause qui puisse déplacer à de grandes distances des masses assez fortes pour qu il en résulte une variation sensible dans la durée du jour, que tout nous autorise à regarder comme Tun des éléments les plus constants du système du monde. Il en est de même des points où Taxe de rotation de la terre rencontre sa surface. Si cette planète tournait successivement autour de divers diamètres formant entre eux des angles considérables, l'équateur et les pôles changeraient de place sur la terre, et les mers, en se portant vers le nouvel équateur, couvriraient et découvriraient alternativement de hautes montagnes. Mais toutes les recherches que j'ai fiaites sur le déplacement des pôles de rotation à la surface de la terre m'ont prouvé qu'il est insensible.