DU MOUVEMENT DIURNE DU CIEL
Si, pendant une belle nuit et dans un lieu dont Thorizon soit à découvert, on suit avec attention le spectacle du ciel, on le voit changer à chaque instant. Les étoiles s'élèvent ou s'abaissent; quelques-unes commencent à se montrer vers l'orient^ d'autres disparaissent vers l'occident; plusieurs, telles que l'étoile polaire et les étoiles de la grande Ourse, n'atteignent jamais l'horizon dans nos climats. Dans ces mouvements divers, la position respective de tous ces astres reste la même : ils décrivent des cercles d'autant plus petits, qu'ils sont plus près d'un point que l'on conçoit immobile. Ainsi le ciel parait tourner sur deux points fixes, nommés, par cette raison, pôles du monde; et, dans ce mouvement, il emporte le système entier des astres. Le pôle élevé sur notre horizon est le pôle boréal ou septentrional; le pôle opposé, que l'on imagine au-dessous de l'horizon, se nomme pôle austral ou méridional.
Déjà plusieurs questions intéressantes se présentent à résoudre. Que deviennent, pendant le jour, les astres que nous voyons durant la nuit ? D'où viennent ceux qui commencent à paraître ? Où vont ceux qui disparaissent? L'examen attentif des phéno-